Gilles Paris : "J’ai fait naître 148 enfants"

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Gilles Paris est romancier. Il est l'invité de Philippe Vandel dans Tout et son contraire.

Découvert en 2002 avec le roman Autobiographie d'une courgette qui est devenu ensuite un film, Ma vie de courgette, Gilles Paris vient de publier chez Plon Le vertige des falaises : un roman choral, des histoires et des secrets terribles sur une petite île racontée par une adolescente de 14 ans, Marnie, mais aussi sa mère, sa grand-mère, la gouvernante, et sa copine.

Un livre dans lequel les femmes n'aiment vraiment pas les hommes comme en témoigne ces passages piochés dans les pages du roman : "Les hommes sont dégoûtants. Les hommes sont violents. Les hommes sont stupides." ou encore 'les hommes sont des porcs". Dans Autobiographie d'une courgette, le père du héros partait avec "une poule". Un point de vue lié à l'histoire de Gilles Paris : "Mon père a quitté ma mère pour une call-girl qui avait à peu près 20 ans de moins que maman. C’était un peu violent pour elle et donc le mot 'poule' est revenu assez souvent. J’avoue l’avoir utilisé quand j’ai écrit Autobiographie d'une courgette" explique t-il.

"Père" de 148 enfants

Gilles Paris a fait toutes sortes de petits boulots. Il a travaillé comme manutentionnaire au service emballages d'une usine du 18e arrondissement de Paris. Il a été testeur de médicaments (notamment pour des antidépresseurs) mais aussi... donneur de sperme ! C’était dans les années 1980, lorsque la fécondation in vitro était encadrée de façon beaucoup moins stricte qu’aujourd’hui. "À l’époque on nous appelait les 'donneurs sauvages' et j’ai appris que j’avais fait naître 148 enfants", raconte-t-il.

Un mois chez Françoise Sagan

Gilles Paris a une double vie : écrivain, il est également attaché de presse. Il a travaillé notamment pour Françoise Sagan avec qui il s’est lié d’amitié, jusqu’au point d'aller vivre chez elle pendant un mois. "À l’époque, j’habitais seul, j’avais des soucis bancaires et par le hasard de la situation, j’en ai parlé à Françoise. Un jour, j'ai reçu un coup de fil de son ami qui m'a proposé de venir vivre chez Françoise. En échange, il s'occupait de recouvrir toute mes dettes. C’était un service qu'il me rendait, et moi je lui rendais le service d’être avec elle" raconte-t-il.

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