Aznavour révèle avoir donné de l'argent à des politiques pour régler ses problèmes fiscaux

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Charles Aznavour, chanteur, auteur et compositeur et comédien, revendique plus de 80 ans de métier, 800 chansons écrites... Il aura 90 ans en mai mais travaille encore. Il publie Tant que battra mon cœur, aux éditions Don Quichotte, qu'il a écrit tout seul. Il se raconte et avoue même avoir donné de l'argent à des politiques pour régler ses problèmes fiscaux. Mais se demande tout de même s'il n'a pas été dupé par un "go-between". [rediffusion du 12 novembre 2013]

"Quand je viens pour travailler je suis toujours disponible totalement. Il n'y a pas dimanche, pas de samedi, puisque dans nos métiers on travaille les samedis et dimanches." Dans son livre Tant que battra mon cœur , aux éditions Don Quichotte, Charles Aznavour, chanteur, auteur, comédien, raconte : "Je suis arrivé à la limite, à dater d'aujourd'hui il nous faut compter les mois, les jours, les heures à vivre, qui sont peut-être les dernières, c'est l'âge où il faut apprendre à gérer même les secondes. "

"Je suis malade si je suis en retard quelque part. Toute ma famille a toujours été à l'heure et j'ai la chance d'avoir épousé une femme qui est toujours à l'heure ", explique celui qui chante en cinq langues et est connu dans le monde entier.

Colère

Charles Aznavour a une énergie formidable qu'il tient, d'après lui, de ses colères. "Je suis en colère contre tout. Il y en a auxquels je pardonne, ceux qui ont des accents, mais ceux qui n'ont pas d'accents je ne leur pardonne pas facilement. " Pour Aznavour on ne plaisante pas avec la prononciation du "O", cela ne souffre d'aucune approximation.

Tout et son contraire : Charles Aznavour (2e partie) - "Moi j'avançais un peu d'argent en liquide pour les affiches"
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La Suisse, le fisc et les politiques

Charles Aznavour a toujours en travers de la gorge le fait d'avoir dû quitter la France pour la Suisse dans les années 70, "harcelé " dit-il par le fisc. Aujourd'hui, il paie ses impôts en France. "Pour la raison fiscale, j'ai eu un non-lieu. Ce que l'on avait raconté n'était pas vrai. Ce qui m'a coûté cher ce sont les avocats."Mais il y a même eu pire, poursuit Charles Aznavour. Il y avait des gens de la politique qui pouvaient, paraît-il, arranger mon coup et moi j'avançais un peu d'argent en liquide pour (...) dépenser un peu d'argent sur les affiches, etc."

Et le chanteur de raconter : "J'en ai eu pas mal. Ça m'a coûté très cher. De tous les bords, même dans le centre, un peu partout. On avait un 'go-between' qui amenait l'argent en liquide quelque part (...)"

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