Tout est politique. Violences à la fac de droit de Montpellier : l'Unef dénonce "une extrême-droite décomplexée autour des assemblées générales d'étudiants"

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Les invités de "Tout est politique" sont notamment revenus, jeudi, sur les incidents et les blocages dans les universités. 

Une dizaine d'universités sont concernées, jeudi 29 mars, par des blocages ou occupations partielles d'étudiants qui protestent contre la loi Vidal, modifiant les conditions d'accès à l'université. L'un des points les plus chauds se trouve à Montpellier où, la semaine dernière, un groupe d'individus masqués a brutalement expulsé des étudiants grévistes de la faculté de droit. Le doyen de la faculté et un professeur ont été mis en examen jeudi.

L'extrait

Ce matin, sur franceinfo, la ministre de l'Enseignement supérieur, Frédérique Vidal, a appelé à "l'apaisement". Vous l'Unef, vous appelez à quoi ? À l'embrasement ? La réponse de Lila Lebas, présidente de l’Union nationale des étudiants de France.

Lila Lebas : Nous, on est pour des manifestations non violentes, faire en sorte que les étudiants puissent exprimer leur point de vue sans risquer de se faire tabasser dans un amphithéâtre parce qu'ils l'occupent pour dénoncer une loi qui met en place la sélection à l'entrée de l'université. Se faire entendre de manière pacifique, c'est ce qu'on revendique et c'est ce qu'on dit aux étudiants. Par contre, aujourd'hui, la situation, c'est un peu l'inverse. À Montpellier, des dizaines d'étudiants se sont fait tabasser par des hommes cagoulés qui sont entrés dans un amphithéâtre au milieu de la nuit. À Lille, ce sont des groupuscules d'extrême droite qui viennent à la sortie des assemblées générales et qui menacent les étudiants. À Strasbourg également. Donc, on a un vrai contexte de violence, une extrême-droite décomplexée autour des assemblées générales, autour des mouvements étudiants, qui fait monter la pression. Mais, c'est aussi dans les universités où on a des militants qui sont mis en commission disciplinaire juste parce qu'ils ont sorti une table et une chaise d'une salle de cours. Tout cela fait un phénomène de montée en pression. On appelle les étudiants à continuer à se mobiliser (...) Selon nos calculs on a plus de 15 universités qui sont mobilisées aujourd'hui (...) Je pense que tous les moyens, aujourd'hui, sont bons pour pouvoir se faire entendre. La question, c'est quand est-ce qu'on les utilise ? Comment on les utilise ? Et comment le gouvernement nous répond. La ministre nous répond ce matin "l'apaisement". Qu'est-ce que ça veut dire quand on n'écoute pas les revendications des étudiants depuis des mois ?

Les invités

Mansour Kamardine, député Les Républicains de Mayotte

Véronique Reille-Soult, de Dengtsu consulting

Danielle Obono, députée La France Insoumise de Paris

Lila Lebas, présidente de l’Union nationale des étudiants de France (Unef)