Tout est politique. Ratification du CETA : "Si on se replie, on ne vendra rien", assure Michel-Édouard Leclerc

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Michel-Édouard Leclerc, PDG de l'enseigne E. Leclerc, était l'invité de Tout est politique, mercredi sur franceinfo. Il s'est exprimé sur l'annonce du gouvernement de ratifier le traité de libre-échange entre l'Union européenne et le Canada au second trimestre 2018.

Michel-Édouard Leclerc, PDG de l'enseigne de grande distribution E. Leclerc, était l'invité de Tout est politique, mercredi 25 octobre sur franceinfo. Il s'est notamment exprimé sur l'annonce faite par Nicolas Hulot, mercredi, concernant le CETA. Le ministre de l'Écologie a annoncé que le traité de libre-échange entre le Canada et l'Union européenne pourrait être ratifié par le Parlement français autour du second semestre 2018. Selon lui, "ce sont des atouts que d'avoir des traités négociés entre États".

Les grandes marques exportatrices, les locomotives de la France

Michel-Édouard Leclerc estime qu'il ne faut pas diaboliser le CETA et en avoir peur outre-mesure. "On parle toujours de la France des villages, de la France des petites exploitations familiales, des PME mais il ne faut pas oublier que le train de vie de la maison France est assuré par des grandes marques exportatrices comme Danone, L'Oréal, qui sont des gros investisseurs à l'international." Selon lui, le traité de libre-échange entre le Canada et l'Union européenne est "l'antichambre du marché américain".

Le PDG du groupe E. Leclerc explique que l'opinion publique française se trompe de logique quand elle aborde la question du CETA. "On est en ce moment dans une France qui parle plus de repli mais qui oublie qu'elle vit de ses exportations. (...) On est un gros exportateur mondial. Pour gagner en compétitivité, il faut aller sur les marchés américains, il faut être fort. On a besoin de traités pour ça, si on se replie, on ne vendra rien."

La mondialisation, autoroute des produits français

Il conçoit le CETA comme une formidable opportunité, à double sens. "La mondialisation est comme une autoroute parce que ça permet aux produits étrangers de rentrer en France mais en même temps on peut aussi balancer les nôtres."

Il faut faire attention à ne pas faire que du défensif.

Michel-Édouard Leclerc, PDG du groupe E. Leclerc

à franceinfo

Le PDG du groupe E. Leclerc a quand même certaine réserve quant au CETA. "Peut-être que, pour certaines catégories de produits, on est plus vulnérables. Je n'ai pas envie de manger de poulets OGMisés ou chlorés." Il faut, d'après lui, garantir la qualité des produits proposés.