Tout est politique. Police de proximité : "Il faut renforcer tous les maillons" de la sécurité, estime Valérie Pécresse

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La présidente Les Républicains de la région Île-de-France, Valérie Pécresse, était l'invitée de Jean-François Achilli dans Tout est politique, mercredi sur franceinfo. Elle est revenue sur les annonces d'Emmanuel Macron concernant la police de sécurité du quotidien.

La présidente Les Républicains de la région Île-de-France, Valérie Pécresse, était l'invitée de Jean-François Achilli, dans Tout est politique, mercredi 18 octobre sur franceinfo. Elle s'est exprimée sur les annonces d'Emmanuel Macron concernant la police de sécurité du quotidien (PSQ). Elle estime qu'il faut "renforcer tous les maillons" de la chaîne de la sécurité. 

Définir clairement les missions de la PSQ

Dans son discours prononcé devant les cadres et les représentants de la police et de la gendarmerie, mercredi, Emmanuel Macron a annoncé la création d'une police de sécurité du quotidien dès le début de l'année 2018. Pour Valérie Pécresse, "il faut complètement renforcer tous les maillons d'une grande chaîne de sécurité". Cette chaîne va, d'après elle, des sociétés de sécurité privée, dont elle veut renforcer le formation et la déontologie, à la police municipale en passant par les forces de sécurité qui viennent en aide à la police nationale. "On a toute une série de personnes qui font de la sécurité de proximité aujourd'hui et, pour moi, c'est eux la sécurité de proximité."

Valérie Pécresse confie donc avoir, face à la création de cette police du quotidien,  une certaine "peur qu'en essayant d'effacer les frontières, on ne sache plus très bien où on est". Selon la président LR de la région Île-de-France, il faut définir des missions claires à cette PSQ. "Est-ce qu'on est dans de la police de proximité, c'est-à-dire des personnes qui sont là vraiment pour faire de la présence humaine, rappeler la loi, incarner l'ordre et rassurer les honnêtes gens ? Ou est-ce qu'on est dans une police qui fait peur aux délinquants ?" Valérie Pécresse estime que les deux exercices sont différents. "En brouillant les deux rôles, on peut arriver à recréer ce qu'avait fait Lionel Jospin fait avec la police de proximité, une police dont on ne savait plus trop si elle était là pour intervenir et sanctionner ou si elle était là pour rassurer par sa présence bienveillante."

Ne pas "refaire du Sarkozy et du Fillon"

Valérie Pécresse s'est également exprimé sur la campagne pour l'élection du nouveau président du parti Les Républicains. Si elle refuse de dire pour quel candidat elle votera, la présidente de la région Île-de-France a néanmoins une certitude :

Le vrai défi pour la droite, ce n'est pas seulement de se doter d'un président aujourd'hui, c'est de se doter d'une ligne politique.

Valérie Pécresse, présidente LR de la région Île-de-France

à franceinfo

Elle analyse les problématiques liées au paysage politique actuel. "Le président Macron nous met au défi de nous réinventer complètement." Selon elle, il y a d'un côté les extrêmes, représentées par le Front de fauche et le Front national, et au centre une question : "Y a-t-il une place encore pour une droite républicaine, authentique, qui refuse de s'allier avec le FN et qui en même temps veut parler à la France d'aujourd'hui ?"

Valérie Pécresse estime que les derniers scores des Républicains aux élections amènent une profonde remise en question. En effet, seuls 6% des Français de moins de 35 ans ont voté pour Les Républicains à l'élection présidentielle. "Si on croit qu'on peut revenir avec le même logiciel, les mêmes idées, refaire du Sarkozy et du Fillon, revenir avec les mêmes messages que ceux que nous avons eu pendant les dernières années, on y arrivera pas."

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