Tout est politique. Entrée au gouvernement d'Olivier Dussopt : "Il y a un problème de sincérité politique dans la démarche"

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Stéphane Troussel, président socialiste du conseil départemental de Seine-Saint-Denis, était l'invité de Tout est politique, vendredi sur franceinfo. Il est notamment revenu sur l'entrée au gouvernement du député Nouvelle gauche Olivier Dussopt.

Stéphane Troussel, président du conseil départemental de Seine-Saint-Denis, était l'invité de Tout est politique, vendredi 24 novembre sur franceinfo. Il est revenu sur le remaniement ministériel, avec notamment l'entrée au gouvernement du député socialiste de l'Ardèche Olivier Dussopt, en tant que secrétaire d'Etat chargé de la fonction publique. Stéphane Troussel évoque "un problème de sincérité politique dans la démarche".

"À quel moment Olivier Dussopt est sincère ?"

Le président du conseil départemental de Seine-Saint-Denis est assez dur avec l'entrée au gouvernement du socialiste Olivier Dussopt"À quel moment Olivier Dussopt est sincère ? Le mardi quand il vote contre le projet de loi de Finances 2018 qu'il va devoir désormais appliquer ou le vendredi quand il rentre au gouvernement ? Quand il vote contre le projet de loi de Finances sur la sécurité sociale ou le vendredi quand il rentre au gouvernement ?" 

Stéphane Troussel rappelle qu'Olivier Dussopt a dû faire face à un candidat En Marche lors des élections législatives. "Je connais ses convictions. Il les a exprimées avec beaucoup de force et de talent contre la projet de loi de Finances 2018, contre le projet de loi de Financement de la sécurité sociale, contre les ordonnances travail, contre la suppression des emplois aidés, contre la suppression des dotations aux collectivités locales."

"Tromperie sur la marchandise" En marche

Au-delà du cas d'Olivier Dussopt, Geoffroy Didier, vice-président Les Républicains de la région Île-de-France, estime qu'Emmanuel Macron manque de cohérence dans la construction de son gouvernement. "Nos citoyens (...) sont en train de se dire que 'la République en marche devient une auberge espagnole', que certes on peut devoir parfois se mettre d'accord sur des projets, mettre de côté ses étiquettes partisanes et ses réflexes mais que, à force de mettre ensemble des gens qui semblent ne rien avoir à voir, il y a eu tromperie sur la marchandise pour tous ceux qui ont voté pour Emmanuel Macron."

La diversité des courants au sein de la majorité gouvernementale pose la question de l'orientation des réformes et du projet sociétal sous-jacent, selon lui. "Les convictions semblent tellement se diluer qu'on finit par se poser la question de savoir 'qu'est-ce qu'Emmanuel Macron pense vraiment ?' Est-ce qu'il a vraiment des convictions ? Est-ce qu'il n'est pas que pragmatique mais sans convictions profondes ? (...) À force de faire travailler ensemble des gens qui n'ont strictement rien à voir, vers où va-t-on ? Quel est le projet de société qu'il y a derrière ?"

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