Tout est politique. Contrats aidés : "Le gouvernement ne fait pas des économies, il fait des choix", estime Stéphane Troussel, président de la Seine-Saint-Denis

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Le président du Conseil départemental de Seine-Saint-Denis, Stéphane Troussel, était l'invité de Jean-François Achilli dans "Tout est politique", lundi.

Alors que 12,4 millions d'élèves ont fait leur rentrée lundi dans les écoles primaires, au collège ou au lycée, le président socialiste du Conseil départemental de Seine-Saint-Denis, Stéphane Troussel, était l'invité de Jean-François Achilli dans "Tout est politique", lundi. L'occasion pour lui d'évoquer la baisse des contrats aidés décidée par le gouvernement et l'impact d'une telle mesure sur l'éducation dans son département. 

Des interrogations et des flous

Stéphane Troussel s'est dit inquiet face à la force réduction du nombre contrats aidés décidée par le gouvernement. Ces inquiétudes concernent notamment l'éducation : "Il y a quelques interrogations et quelques flous", souligne le président du Conseil départemental de Seine-Saint-Denis. Selon lui, le ministre de l'Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, assure que tous les contrats aidés de l'Éducation nationale seront maintenus et qu'il n'y a pas d'inquiétude à avoir à leur sujet.

Cependant, selon Stéphane Troussel, "il ne parle pas de tous les autres. Or, dans le fonctionnement de l'école, des collégues et des lycées, il y a des emplois aidés." Lui-même dispose de 110 contrats aidés qui interviennent sur la restauration et le fonctionnement du collège. Stéphane Troussel souligne aussi l'importance de ces emplois aidés pour le périscolaire, un certain nombre de municipalités faisant appel à des clubs sportifs ou des associations culturelles qui embauchent des contrats aidés d'après lui.

Stéphane Troussel dénonce surtout le jugement porté par le président de la République sur les contrats aidés. Emmanuel Macron évoquait dans un entretien accordé au Point "une perversion de la politique de l'emploi". De quoi faire bondir le président socialiste du Conseil départemental de la Seine-Saint-Denis : "Il va falloir se justifier et s'expliquer ! Qu'il renforce la formation, qu'il mette des moyens sur la table pour effectivement tirer les leçons de ce qui ne va pas dans les emplois aidés mais qu'il ne commence pas pour les supprimer."

L'argument financier ne le convainc pas plus : "Ce gouvernement ne fait pas des économies, il fait des choix. Il vient de décider, dans la perspective du budget 2018, de se priver de 3 milliards d'euros d'impôts sur la fortune des plus riches. C'est un choix ! Ce n'est pas des économies. Il les a trouvées les recettes pour réduire l'impôt des plus riches."

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