T'as vu l'info ? Pour les hommes du président, quelques abdos et ça repart

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Un article de "Vanity Fair" raconte comment une bande de trentenaires, ex-strausskahniens, se sont mis au service d'Emmanuel Macron. Cela n'a pas échappé à Guy Birenbaum

J’ai dévoré mercredi 29 novembre un article formidable de Vanity Fair signé Sophie des Déserts. Dix pages titrées "Le casse du siècle", comme un film. Les héros ? La bande à Macron, des potes trentenaires qui ont fait son élection et qui gouvernent le pays depuis le Palais de l’Elysée… Ces mecs – oui, ce sont tous des mecs,  Stanislas Guerini, Cédric O, Emmanuel Miquel, Ismaël Emélien et Benjamin Grivaux, devenu porte-parole du gouvernement – ces mecs, donc, sont géniaux.

Et comment je sais qu’ils sont géniaux ? Parce qu’ils passent leur temps à le dire ! Vous vous souvenez peut être qu’on appelait la bande autour de Nicolas Sarkozy, en 2007, à l’Elysée, "la firme". La bande autour de Macron, à l’Elysée, en 2017, c’est "la frime" !

C'est beau comme du Audiard

Sophie de Désert raconte tout. Leurs débuts politiques avec DSK, leur premier héros. Le film qui vire au polar en 2011… New York. Le Sofitel. DSK, c’est fini. Alors nos petits génies volent au secours d’un second rôle, François Hollande. Il gagne. Attention. Macron va bientôt apparaître dans le scénar. 2015. Intérieur jour. Bercy, une réunion, un samedi… Ils sont venus, ils sont tous là, dès qu’ils ont entendu ce cri, il va y aller, le quadra... C’est Macron qui parle : "Ecoutez les mecs, je suis une bulle médiatique. La question c’est qu’est-ce qu’on fait de la bulle ?" Du Audiard.

La suite du film se déroule souvent en secret sur la messagerie cryptée Telegram. Un publicitaire apparaît au générique. Il a un nom prédestiné. Adrien Taquet. C’est lui qui parle : "Je pense qu’il faut rompre avec les partis traditionnels, créer un lien entre Macron et le mouvement. Alors je pars de ses initiales, EM, et je tombe naturellement sur 'En Marche' !" Il a du pot, Taquet, que Macron s’appelle Emmanuel et pas Bastien parce que "BM", c’était moins disruptif…

Vous connaissez la fin du film. L’Elysée. Mais n’allez pas croire que c’est un film ennuyeux, où tout se passe dans des bureaux. En fait, c’est un film d’action... C'est l’article qui le dit : "Quand les journées sont trop pleines, quand Emmanuel Macron tire sur la corde ou tempête, ils se réfugient dans les sous-sols de l’Elysée. Là au dojo, la salle d’exercice des officiers de sécurité du président, ils se branchent sur l’application Freelitics et enchaînent en rythme des séries de pompes et d’abdos qui leur font tout oublier."

Le dicton du jour

A la saint saturnin, la bande à Macron, c’est vraiment des petits malins