T'as vu l'info ? Le candidat complémentaire est le..

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"Le Parisien" revient vendredi sur la proposition de candidats de la primaire de la gauche de tirer au sort les sénateurs. Cela n'a pas échappé à Guy Birenbaum.

Parmi les propositions des sept candidats à la primaire de la BAP, – je ne parle pas de Bap, le boys band sud-coréen, ni de Bap, le groupe de rock allemand, mais de la Belle Alliance populaire –, il y a le tirage au sort de citoyennes et de citoyens qui deviendraient sénateurs.

Une idée d’Arnaud Montebourg, qui évoque un citoyen tiré au sort par département. Ce serait un retour à l’essence de la démocratie puisque dans la démocratie athénienne, le tirage au sort jouait un rôle majeur. Dans Le Parisien du vendredi 6 janvier qui évoque le sujet, Jean-Louis Debré, l’ancien président du Conseil constitutionnel, trouve cette idée démagogique et populiste. Evidemment quand on me parle de tirer au sort, comme tout français moyen qui se respecte, une musique me vient immédiatement dans la tête.

Eh oui, le générique du loto ! Je rappelle que la Française des Jeux est une entreprise publique détenue à plus de 70% par l’Etat. Mais attention, mon loto politique ne va pas servir à remplacer des sénateurs !

Je plaide ce matin pour qu’on modifie la règle du jeu de l’élection présidentielle. Surtout quand on sait ce que coûte une campagne présidentielle en France ! Le plafond est situé à 22 509 000 euros pour cette présidentielle. Je parle du plafond connu, pour l’argent caché des candidats, je n’ai pas les montants !

Ce serait tout simple à organiser et pas du tout coûteux : on prendrait les inscrits sur les listes électorales – nous étions environ 44 millions – et là, dans une soirée spéciale sur franceinfo, la radio et la télé, une soirée présentée par Jean-Michel Aphatie en smoking blanc et Fabienne Sintès en robe de soirée, le nom de la citoyenne ou du citoyen président tiré au sort pour cinq ans apparaîtrait à l’écran. Le loto, c’est l’avenir de la politique !

Le dicton du jour

À l’épiphanie, bientôt la démocratie.