T'as vu l'info ? La question

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Lors du débat de la primaire de la droite, jeudi 17 novembre, une question de David Pujadas n'a pas plu à Nicolas Sarkozy. cela n'a pas échappé à Guiy Birenbaum.

C’est à cause du débat d’hier soir. David Pujadas a posé une question, une, à Nicolas Sarkozy sur les accusations de Ziad Takieddine. Cet intermédiaire sulfureux prétend sur le site Mediapart avoir donné à Claude Guéant et à l’ancien président des valises de billets venus de Libye pour financer la campagne de 2007. Il l’a répété aux enquêteurs depuis. D’où la question de Pujadas.

Nicolas Sarkozy n’a pas aimé du tout la question. "Quelle indignité (…) Nous sommes sur le service public, c'est une honte" a répondu l’ancien président avec les yeux revolvers et le langage corporel d’Al Pacino dans Scarface.

En vrai, il pensait tout autre chose en regardant Pujadas. 

"Toi ! Je vais te casser la gueule,
Te donner un coup de poing,
Pour m'avoir fait serrer les poings.
Je te casserai la gueueueule.
Je te casserai la gueueueule."

C’est à cette chanson de Laurence Valmier que pensait Nicolas Sarkozy en fixant Pujadas. Je vous avoue que je ne comprends pas cette colère. Pourquoi n’aurait-on pas le droit de poser cette question sur le service public ? Surtout qu’hier matin les journalistes du Figaro, un media privé, donc, qui appartient au groupe Dassault, a posé dans ses colonnes la question suivante à Nicolas Sarkozy : "Mediapart a mis en ligne un témoignage de Ziad Takieddine, expliquant vous avoir remis des valises d'argent libyen."

C’est vrai que c’est que ce n’est pas une question, puisqu’il n’y a ni formule interrogative, ni point d’interrogation. Là, Nicolas Sarkozy n’a pas cogné. Il a expliqué qu’il s’agissait d’informations sans fondement démenties par les faits et a annoncé que la justice serait saisie. Pourquoi s’est-il fâché à la télé et à la radio. Vous savez quoi ? S’il revient sur franceinfo, je lui poserai la question et je me ferai "casser la gueule, casser la gueule…"

Le dicton du jour

"A la sainte Aude, les questions sur les affaires sont vraiment chaudes"

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