L'Épicerie de la dignité

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Copié dans le presse-papier !

Une épicerie solidaire qui ne vend pas des produits alimentaires mais qui permet, en revanche, à tous ceux qui sont en difficulté de se fournir en produits d’hygiène, de beauté et d’entretien, à bas coûts. C’est Anne, 27 ans, qui habite Martigny-Le-Châtel, dans l'Aube, qui a fondé avec deux autres personnes son association nommé « Pour un sourire ». Une affaire de solidarité et de dignité.

 L’autre info est dans l’Aube ce matin…

Très exactement à Marigny-le-Châtel, grâce à un article de l’Est Éclair qui évoque la création récente, en novembre dernier, d’une épicerie solidaire d’un genre un peu particulier.

C’est à  dire ?

Il s’agit d’une épicerie solidaire qui ne vend pas de produits alimentaires. En revanche, il s’agit de permettre à tous ceux qui sont en difficulté de se fournir en produits d’hygiène, de beauté et d’entretien, à bas coûts. C’est Anne qui a 27 ans, et qui habite Martigny-Le-Châtel qui a fondé avec deux autres personnes son association nommé "Pour un sourire". Il y aura aussi au deuxième trimestre, des ateliers de couture ou de peinture. 


Et comment ça fonctionne ?

L’association se rend dans les communes auboises, mais aussi dans les départements limitrophes, au passage, ils auraient bien besoin d’un camion. Anne essaie de se déplacer au moins une fois toutes les trois semaines dans chaque ville ou village. Le prochain rendez vous, est demain à Saint-Mesmin. Ceux qui peuvent accéder à ces produits, ce sont tous ceux dont le quotient familial est inférieur à 1.000 € mensuel. Il suffit de venir aux rendez vous de l’épicerie solidaire avec les justificatifs nécessaires, et de s'acquitter d'une cotisation annuelle de 10 €. J’ai regardé sur le site les produits qu’on peut acheter. Il y a par exemple du Gloss  et du rouge à lèvres pour deux euros, des brosses à dent pour un euro, des rasoirs pour deux euros, de la lessive pour trois euros 50. Tous ces produits si simples et si  nécessaires que nous utilisons machinalement, tous les jours, sans nous poser de questions, nous qui avons la chance de ne manquer de rien, sans réfléchir à la difficulté que ça représente de ne pas pouvoir se les payer…  C’est de dignité dont je parle ! En tous cas, je crois de plus en plus que ces petites initiatives locales et citoyennes sont plus utiles que les beaux discours. L’épicerie s’appelle, je le rappelle,  "Pour un sourire". C’est Albert Cohen qui écrivait dans  "Le Livre de ma mère" ces quelques mots :  "Et surtout souris, n’oublie pas de sourire. Souris pour escroquer ton désespoir ; souris pour continuer de vivre …".

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