Info, l'inattendue

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Copié dans le presse-papier !

Échanger un café contre une poésie, tel est le sens de l'événement qui a lieu aujourd'hui dans une trentaine de pays, mais pas en France, malheureusement. Dans les établissements partenaires de l'initiative d'un torréfacteur autrichien il suffira de venir avec son poème pour se voir offrir le café. La poésie qui rend le monde meilleur, tel est le message qui sera décliné partout. Ou presque...

L’autre info est dans trente pays ce matin…

Oui et malheureusement pas en France. Il s’agit d’un événement poétique repéré par le site l’Actualitté qui a lieu aujourd’hui…

Un événement poétique ?

Une société autrichienne de torréfaction a décidé de lancer une belle initiative dans plus de trente pays. N’importe quel client peut s’improviser poète et recevoir un café en échange de son poème. Le parrain de l’opération est l’artiste urbain et poète Robert Montgomery…

On récite une poésie et on gagne un café ?

Si vous nous écoutez à Vienne, Shanghai, Chicago, Hambourg, Londres, Dubaï, Istanbul, Moscou, sachez que  plus de 1.000 établissements dans ces villes prennent part à cette opération. Toute personne qui viendra avec sa poésie dans l’un des établissements partenaires aura effectivement son petit café. Une opération relayée par des mots clés sur les réseaux sociaux #PoetryForChange et #PayWithAPoem. Alors c’est vrai que payer avec un poème c’est révolutionnaire. Remplacer l’argent, la monnaie, les billets, la carte de crédit par une poésie, c’est une démarche subversive. Quoi de plus incorrect que de remplacer nos monnaies si contestées par des émotions ? C’est une bonne manière de donner de la valeur à la poésie et de faire prendre conscience à chacun d’entre nous que la poésie peut rendre le monde meilleur. En tous cas, ça ne peut pas le rendre pire… Du coup même si la France n’est pas concernée, j’ai décidé de me lancer dans la poésie dès potron minet et j’ai composé dix vers, une vraie ode en l’honneur de nos auditeurs…   Je l’ai intitulé  "Info l’inattendue"

*Oh public chéri du 6/9 de France Info

Sais tu, que, sans toi, je serais perdu ?

Alors, chaque matin, lorsque j’entre dans ce studio

Je suis toujours aussi ému

Je t’imagine, m’écoutant chez toi ou au zinc du bistro

Déjà vêtu ou dans de beaux draps, à moitié nu

Je devine aussi quand tu pousses le volume de ton autoradio

Pour qu’aucun bruit ne couvre mon info inattendue

Oh auditeur fidèle de notre si belle radio

Continuons, si tu le veux, à nous aimer. Sans malentendu !*

Je l’ai mérité mon café ?

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