Huis-clos

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Avoir la possibilité de raconter une histoire, de son choix, un récit, un conte, du vécu, du gai, du triste, du tragique... à un interlocuteur qui vous aura choisi. C'est ce qui va se passer au mois de mai au Muséum d'histoire naturelle de Nîmes. Une sorte de huis-clos littéraire basé sur la transmission orale, le partage et le face à face. Un beau projet à la manière des griots africains.

L’autre info est à Nîmes, ce matin…

C’est Midi Libre qui présente un beau projet. Une initiative lancée par l'association Accueil des Villes Françaises et le Muséum d'histoire naturelle de Nîmes..

De quoi s’agit-il ?

En fait le projet s’adresse en même temps aux amoureux des mots et à ceux des rencontres. Il s’agit de de raconter une expérience, un récit de vie, ou alors une fiction, un conte, une histoire. Mais de les raconter à un visiteur, un seul visiteur, dans une sorte de tête-à-tête ou de huis-clos littéraire qui durera vingt minutes. Ça se passera au mois de mai prochain.

Donc on viendra et on racontera une histoire à une seule personne ?

Alors on ne viendra pas comme ça, au débotté. Il y a un appel à candidatures et une première réunion d'information le quatre février à 16 heures, au Muséum d'histoire naturelle. C’est ce qu’explique Annie Pincemaille-Roux qui a conçu ce projet. À l’origine cette idée de tête à tête littéraire est née au Danemark et en Finlande. D’abord pour lutter contre le racisme et l’intolérance. Mais là, pour le coup, l’expérience prendra un tour littéraire. Le spectateur unique pourra choisir son interlocuteur dans un catalogue, le 21 mai de 20 h à minuit et le 22 mai de 14 h à 18 h, au Muséum d’Histoire Naturelle.

Et ça peut donc être n’importe quel genre de texte ?

Oui, ça peut aller de recettes de cuisine au récit d’une opération comme l’a déjà fait un anesthésiste de l'hôpital Robert-Debré à Paris qui a raconté la transplantation cardiaque d'un enfant...   Ça peut être drôle, tragique, du vécu ou un récit à distance. Tout est possible. L’organisatrice compare d'ailleurs ces séances à la tradition orale des griots africains qui savent si bien raconter des histoires, toutes sortes d’histoires. Alors, vous l’avez compris, je trouve ce projet enthousiasmant parce qu’il se base sur le partage, sur la transmission orale, mais à deux, en tête à tête et qu’il faut parvenir à être en même temps l’auteur et l’interprète d'un récit. C’est ça qui est fort. Un huis-clos qui peut nous faire penser à ce  qu’écrivait le grand écrivain et poète surréaliste Benjamin Peret dans un poème intitulé « Passerelle du commandant » (Le Grand Jeu) : « Il faut être deux pour être trois ». Je vous laisse  jusqu’à demain pour méditer ça...

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