Et le cheval souriait...

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Copié dans le presse-papier !

David se prend en photo - un selfie - avec son fils. Au second plan, un cheval "sourit". Grâce à cette photo, il remporte un concours très bien doté. Là, la propriétaire du cheval s'émeut et réclame sa part du lot ! La loi en vigueur au Royaume Uni permet à David de conserver son lot. Tout cliché pris dans l'espace public est la propriété de son auteur. En France, il en irait autrement...

 L’autre info est au Pays de Galles ce matin…

Le site chevalmag.com reprend une nouvelle qui fait le tour des médias anglo-saxons. C’est l’histoire de David et de son petit garçon. David est un jeune père qui vit à Prestatyn, au Pays de Galles. Il fait une photo, un selfie très réussi avec son fils dans les bras et un cheval étonnant au second plan…

Comment ça ?

Le cheval sourit à pleines dents. Du coup David présente la photo amusante dans un concours organisé par une agence de voyages. C’est le concours Blue Monday de l’agence Thomson Holidays. Le but était de prendre un cliché dégageant de la bonne humeur le jour le plus déprimant de l’année (le 18 janvier). Le selfie est si réussi qu’ils gagnent un voyage d’une valeur de 2600 euros. Un bonheur pour  une famille modeste n’ayant pas les moyens de se payer des vacances. Mais un gros problème va arriver…

Quel problème ?

Madame Mitchell, la propriétaire du cheval qui apparaît sur le selfie est furieuse. Personne ne lui a demandé l’autorisation de prendre son cheval en photo. Elle exige la moitié des gains. David est effondré. Mais la propriétaire qui a offert le cheval à sa fille ne veut rien savoir. Elle explique avec pas mal de mauvaise foi que si elle avait été au courant du concours, c’est elle qui aurait gagné et que c’est son cheval. C’est désormais un problème de propriété intellectuelle de la photo qui se pose. L’occasion d’expliquer qu’u Royaume-Uni, comme le confirment plusieurs sites qui ont consulté des avocats, un photographe détient les droits de sa photo. Il ne doit demander de permission à personne, tant qu’il se trouve sur la voie publique. En revanche, si la même histoire avait eu lieu en France, selon un avocat spécialisé interrogé par cheval.mag.com, comme le cheval est considéré comme un bien, tout ce qui le concerne renvoie vers son propriétaire qui peut s’opposer à ce que l’on utilise son « bien » sans son autorisation. Mais comme David et son fils se trouvaient sur la voie publique et pas dans le champ de madame Mitchell, tout est bien qui finit bien. La photo est à eux, cheval ou pas ! Quant à la propriétaire du canasson, elle n’a qu’à se consoler avec ce proverbe espagnol : « Cheval vaut plus que richesse » ….

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