Si j'étais... le général De Gaulle

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Copié dans le presse-papier !

Karl Zéro s'est imaginé dans la peau du général De Gaulle

Si j’étais le général de Gaulle, au lendemain de ce lamentable premier tour de la présidentielle, je n’aurais pas de mots assez durs pour fustiger l’inqualifiable médiocrité des incapables qui se sont arrogés mon héritage gaullien !

Je ne parle pas de cette mégère blonde, héritière du cacique qui fit fortune dans les microsillons de chants nazis et les héritages louches, ce M. Le Pen qui passa sa pauvre carrière de député à me vomir.

Au moins cet ex-nervi de l’Algérie française, chantre de la plus vile droite pétainiste, avait-il un tant soit peu de fidélité à l’égard de ses idées, et me dénonça sans relâche… tandis que cette Mme Le Pen fille a osé me citer et me célébrer aussi abondamment qu’indûment au cours de cette campagne.

Non, si j’étais le général De Gaulle, je l’abandonnerais à son misérable destin : une retraite prématurée et un remplacement manu militari, au lendemain du second tour, par son aile molle, celle des Philippot et consorts… sitôt que le suppôt de la haute finance socialisante et européïste, Emmanuel Macron, l’aura balayé, du haut de ses 14 ans !

L'Europe, l'Europe, l'Europe...

Ce jour-là, funeste entre tous, l’Europe intégrée, fédérale et atlantiste qui somnole dans l’ombre et que je je vous ai évité en 1962 prendra corps sous vos yeux ! La fédération européenne sera régie par un aréopage technocratique et irresponsable, aux ordres de banques sans patrie. Il sera trop tard pour pleurer ! Le mal sera fait, ma Constitution de 1958 ne vaudra plus un kopeck, la Ve République aura vécu. La France sera livré aux lobbies et aux partis, comme aux pires moments de la IVe… Les gouvernements se succèderont à la vitesse du son, la France se lancera dans de multiples guerres sans retour, tel un canard sans tête ! Dante, Goethe et Chateaubriand seront définitivement apatrides, et lu en quelque espéranto ou volapük intégré !

La vague du gaullisme, plutôt qu'un vague gaullisme

Si j’étais le général De Gaulle, je vous dirais qu’hélas ! ce désastre n’est imputable qu’à mes fils spirituels… et si rarement inspirés. Comment ont-ils pu échouer, perdre l’imperdable ? Et d’abord, que sont-ils allé faire dans cette galère des primaires ? Comme si le gaullisme avait besoin de courants, si chers aux socialistes, ces courants qui les emportent si loin de toute réalité qu’ils finissent immanquablement par s’y noyer, comme ce jeune breton que je salue, Benoît Hamon, saisi par l’ivresse des abymes.

Le gaullisme c’est une vague, immense et forte, le gaullisme n’a qu’une voix, qu’une certaine idée de la France : la mienne. Aussi ne se livre-t-il pas au triste jeu des petites discordes, ne se donne-t-il pas en pénible spectacle de patronnage face au peuple, à une heure de grande écoute ! Et une fois le candidat désigné, Fillon ou autre, c’est tout le mouvement qui comme un seul homme aurait du se rallier à ses vues, aussi discutables soient-elles ! Or, qu’avons nous vu et entendu ? Du mégotage à tous les étages ! 500 000 fonctionnaires virés, c’est trop… La sécu, non, il ne faut pas y toucher… Puis, lorsqu’une indigne campagne de calomnies orchestrée par la gauche vient salir notre candidat, c’est à celui de ses lieutenants qui la relayera le plus, évoquant même la possibilité de le remplacer au pied-levé !

Et maintenant, qu’entend t-on, dans nos propres rangs ? Que mieux vaudrait se rallier tout de suite à Macron, sauter sur sa chaise comme un cabri, en appelant à toujours plus de réformes et plus d’Europe ! Au lieu de constituer, en vue des législatives, un imprenable mur de l’Atlantique, une future chambre bleu horizon, avec laquelle ce Macron serait bien forcé de cohabiter…

Si j’étais le général De Gaulle, je vous le dirais : la branlée c’est fait, mais la chienlit non !