Si j'étais... Brigitte Macron

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Copié dans le presse-papier !

Karl Zéro s'est imaginé dans la peau de Brigitte Macron, l'épouse du candidat d'En Marche ! en lice pour le second tour de la présidentielle.

Si j’étais Brigitte Macron, je vous avouerais que depuis dimanche soir j’ai quelques difficultés à contenir les ardeurs de mon petit Manu. Déjà, quand il a bondit sur la scène pour dire : "Je mesure l'honneur et l'insigne responsabilité qui me revient !" Je lui ai fait "non-non ! C’est ton discours du deuxième tour !" Il n’entendait pas ou il n’a pas compris alors j’ai fais ma grosse voix. "Oh Manu ! Tu r’descends ?" et là, il a arrêté… Je lui ai dit : "Manu, tu es heureux c’est bien mais ne te laisse pas griser ! Le calendrier est formel : là, vois-tu, on n’a remporté que le premier tour… Après il y en a un second, et tu dois battre Mme Le Pen ! Tu te souviens ?"

Ensuite, son pot de remerciement pour les secrétaires et les agents de sécurité au restaurant La Rotonde, j’y étais fermement opposée. Je voulais qu’on rentre sagement à la maison, on aurait mangé des coquillettes et du jambon blanc, puis je lui aurais lu une de ces histoires de Babar dont il ne se lasse pas, pour l’endormir calmement comme quand il était petit – enfin, jeune.

Manquait plus que les blinis

Si j’étais Brigitte Macron, je vous dirais qu’ il y tenait, à son pot ! Emmanuel avait dit à son staff : "Trouvez nous un restau de quartier qui fasse prolo, près du peuple, genre on est dans la vraie vie des gens normaux…" Et tout ce qu’ils lui dégottent c’est… la Rotonde, avec son plateau de fruits de mer à 145 euros ! On voit que vous ne connaissez pas son staff… Que des bac +14, des anciens de chez Lazare ou de la Rothschild. Pour eux, la Rotonde, Flunch ou la caféteria Casino, c’est kif-kif. Ils avaient d’abord pensés à Lasserre ou à chez Laurent, 1 000 euros par tête... on a échappé au pire !

Bref. On y va, avec les motards, façon déjà élu, on brûle tous les feux, à la Chirac… Quand on arrive, en fait de secrétaire et d’agent de sécurité, y avait surtout Line Renaud, Michel Bouquet, Stéphane Bern et Pierre Arditti qui trinquaient au champagne… Bern en avait abusé, il m’a encore pris pour Mireille Darc ! Manquait plus que des blinis à la gauche caviar… Mais lui, Manu, il ne se rendait compte de rien, il était tout excité, il avait des étoiles dans les yeux, comme la première fois que je l’ai emmené au cirque ! Et après, on s’étonne que la presse ait fait un rapprochement avec la débauche bling-bling de Sarkozy au Fouquet’s...

On se calme et on boit frais

Le lendemain, évidemment, Mme Le Pen nous défonce : la Rotonde c’est la preuve que nous incarnons je cite une "caste arrogante qui pense qu'elle a déjà gagné et qui pourra faire tout ce qui lui plaît avec notre pays !" Bon c’est pas faux… Mais attention : ce n’est pas l’idée de base, mais soyons honnête, avec l’ivresse du pouvoir, c’est vrai que ça peut arriver… En attendant, elle, si par malheur elle gagnait, où est ce qu’elle irait festoyer ? Chez Jenny ou à la taverne Munchen-Keller ? Ça ne serait pas plus raisonnable… Reste que des boulettes façon Rotonde, faut les éviter, d’ici au 7 mai. On se calme et on boit frais, Manu, et pas à Saint-Tropez, j’peux t’dire !

Donc, si j’étais Brigitte Macron, dès ce matin, j’t’aurais vite mis le holà, et j’te l’aurais envoyé dare-dare se calmer dans les Hauts-de-France, le Manu-Manu-reva. La Somme et Arras, tu rêves moins, c’est sûr, ça te ramène vite fait aux réalités de la vie. Au Nord, il y avait les corons, et maintenant, va y avoir Macron, pour les 10 jours qui restent.