Gîte rural, chambre d'hôte, comment choisir ?

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Peut-être que pour ces vacances qui débutent, vous avez décidé de louer un gîte rural ou vous ferez une halte dans une chambre d’hôtel. Comment s’y retrouver dans le classement des critères ?

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Vous êtes propriétaire d’une jolie maison noyée dans la verdure  et vous aimeriez en faire profiter des vacanciers. Vous pourriez envisager par exemple d’accueillir des touristes à la nuitée, ou bien au contraire la louer en tant que gîte rural. Mais tout d’abord, quelle est la différence entre les deux formules, comment s’y retrouver dans le classement des critères de confort et comment se faire agréer en que gîte ou chambre d’hôtes. Le mode d’emploi avec Jean-MIchel Guérin, directeur du site d'annonces immobilières De Particulier à Particulier ** avec Dominique Legrand, directrice des Gîtes de France pour le Rhône.

 

Tout d’abord, quelle est la différence entre ces deux types d’hébergement : chambre d’hôte et gite rural ?

 

Une chambre d’hôte, c’est une chambre meublée, située chez un habitant qui accueille les touristes à la nuitée, en leur offrant des prestations comme le linge de maison et le petit déjeuner. Un gîte rural, c’est au contraire un logement indépendant, de caractère traditionnel et régional, loué meublé par des propriétaires exerçant nécessairement une activité rurale ou agricole.

 

La chambre d’hôte, cela ressemble à une forme d’hôtellerie ?

 

Oui, les vacanciers n’ont à s’occuper de rien : leur lit est fait à leur arrivée et le propriétaire est présent pour les accueillir. D’autres vacanciers peuvent y séjourner en même temps si la maison comporte plusieurs chambres d’hôtes. Mais le nombre de chambres est limité à 5 et vous ne pouvez pas accueillir plus de 15 résidents.

 

Doit-on également proposer les repas ?

 

Non, seuls les petits déjeuners doivent être proposés. Mais si vous aimez cuisiner, vous pouvez aussi décider d’ouvrir une table d’hôtes. C’est d’ailleurs le choix qu’ont fait une grande partie des exploitants de chambres d’hôtes puisque 40 % d’entre eux proposent un repas dans leur formule.

 

En dehors des repas, cela suppose donc pas mal de travail et de contraintes ?

 

Tout à fait, car même si vous ne proposez pas les repas, la chambre d’hôtes nécessite un investissement personnel important puisque vous devez assurer le ménage, l’entretien des draps et du linge de toilette ainsi que le petit-déjeuner. Vous devez aussi être sur place une grande partie de la journée pour gérer les arrivées et les départs et répondre aux questions des uns et des autres.

 

Opter plutôt pour un gîte rural, c’est donc moins de contraintes ?

 

Oui, en effet, il vous suffit d’être là à l’arrivée et au départ des vacanciers. Le vacancier est ensuite autonome dans votre logement qu’il loue à la semaine ou pour le week-end. Le gîte rural se distingue donc complètement de la chambre d’hôte puisqu’il suppose un logement totalement indépendant, généralement situé à proximité de celui du propriétaire, où le vacancier va pouvoir vivre en toute autonomie, en préparant lui-même ses repas. Le logement doit donc être entièrement équipé, en dehors du linge de maison que le propriétaire n’a pas à fournir.

 

En termes de confort, que doit proposer le propriétaire ?

 

Tout dépend du niveau de classement qu’il veut atteindre. Car même si les gîtes ruraux ne sont soumis à aucun classement officiel impératif, la plupart obtiennent un label comme celui que proposent, par exemple, les gîtes de France, 1, 2, 4 ou 5 épis.. Sur le site des Gîtes de France, vous trouverez la liste des éléments de confort auxquels ce classement correspond.

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