Comment réussir sa première classe ?

Dans une semaine les enseignants feront leur rentrée. Comment se préparer au mieux a fortiori quand on débute ?

Réponse avec Ostiane Mathon, enseignante et formatrice d'enseignants. Elle publie chez ESF Editeur Réussir sa première classe.

Le début de la préface, signée Philippe Meirieu :

"On raconte qu'un jour, le grand acteur Louis Jouvet, à la sortie d'un de ses cours de théâtre, fut abordé par une étudiante qui lui avoua : " C'est merveilleux, Maître... Vous savez, quand je suis en scène, je n'ai absolument pas le trac ". Et le Maître lui répondit, impassible : " Ne vous inquiétez pas... Avec le talent ça viendra ! ".

La leçon ne concerne pas que les arts de la scène ! Et tout enseignant chevronné pourrait la reprendre à son compte. Entrer dans une classe, faire face à une vingtaine ou une trentaine d'élèves plusieurs heures par jour, s'imposer un devoir de transmission, d'appropriation, d'émancipation, sans jamais se résigner à l'échec d'un élève, gérer, au quotidien, un groupe toujours plus ou moins imprévisible, faire face, à la sortie, aux demandes de justification des parents, rendre régulièrement des comptes à son inspecteur... voilà qui justifie, pour le moins, d'être inquiet ! Sigmund Freud a même parlé, à propos de l'éducation, d'un " métier impossible ", l'assimilant aux deux autres métiers impossibles selon lui, la psychanalyse et la politique. Et il est vrai qu'éduquer est une gageure : c'est permettre à un " petit d'homme " de devenir un " petit homme ", en sachant que lui seul peut apprendre et grandir, mais qu'il ne peut pas le faire sans l'aide des adultes.

Le grand mérite du livre d'Ostiane Mathon  est de ne pas occulter la difficulté de l'entreprise, mais d'en faire, en quelque sorte, une chance pour débuter dans l'enseignement ! Elle ne croit pas à l'existence de recettes magiques qui permettraient de garantir la " tenue de classe " au moindre coût. Mais, elle n'abandonne pas, pour autant, le jeune enseignant à l'improvisation en misant sur son seul charisme, pas plus qu'elle ne le réduit à une " machine à enseigner " chargé de mettre en application, de manière mécanique, des protocoles didactiques... C'est qu'Ostiane Mathon connaît la pédagogie de l'intérieur, d'abord comme praticienne, ayant acquis dans son domaine, une remarquable expertise, ensuite comme chercheuse, ayant assimilé les principaux apports de la tradition et de la recherche pédagogique." Pour lire la suite suivez le lien.

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