Le vieillissement de la population, une chance pour la croissance

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Comme tous les samedis, on parle d’argent et de patrimoine. Et plus particulièrement aujourd’hui de la loi qui vient de passer en conseil des ministres dans l’attente de son adoption par le Parlement. Il s’agit de la loi sur le vieillissement. Une loi avec des enjeux sociétaux, financiers et patrimoniaux.

Cette loi a pour ambition de préparer la société française au vieillissement de sa population. Ce vieillissement, contrairement à une idée reçue, ne présente pas que des désavantages. Il offre des opportunités pour l’ensemble de la société française.

De quelle manière ?

C’est l’occasion d’adapter la ville, les transports par exemple, mais aussi les logements aux personnes âgées. Cela va donc créer de l’activité et donc de la croissance et des emplois. Au Japon, par exemple, cette politique qui avait été anticipée il y a déjà 30 ans, génère ente 0,3 et 0,5% de croissance. C’est donc loin d’être négligeable. Ici c’est encore à peine 0,03%. On a donc beaucoup de potentiel. Le logement, en particulier est un véritable défi. Il faut l’adapter sachant que 75% des séniors sont propriétaires de leur logement et qu’ils souhaitent y rester tant que leur santé le leur permet. Et de plus, il y a un avantage fiscal pour qui entreprend des travaux d’adaptation du logement, un avantage fiscal qui va s’étendre, et, c’est chose rare par les temps qui courent.

Il y a une vraie volonté de bouger les lignes et de la part du gouvernement et de la part des industriels, ou est-ce simplement un vœu pieu ? Comme le statut de la perte d’autonomie des personnes âgées, mille fois annoncé et mille fois abandonné

 

Effectivement, on peut avoir cette crainte. Il y a toutefois des éléments positifs. Au lieu de présenter le vieillissement comme une charge financière et  de jeter le discrédit sur les personnes âgées, on présente cela comme une opportunité de croissance et donc une source de gains, d’emplois et de recettes fiscales. Public et privé peuvent marcher main dans la main. En finançant et en faisant des efforts de recherche, car c’est un énorme marché en terme de produits et de services, dans la mesure où nous sommes, en France, sous-équipés. Il y a d’ailleurs un fond d’investissement qui a été mis en place en 2013 et une filière que l’on a baptisé "Silver Economie".

Donc tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes ?

 

On aimerait pouvoir le dire. Il y a toutefois un problème de taille à résoudre c’est celui de la solvabilité de la demande. Dit avec les mots de tous les jours, c’est la faiblesse des ressources des retraités. Je parle en moyenne, car bien sûr il y a des retraités qui vivent très bien. La retraite moyenne des hommes est de 1.600 euros, celle des femmes (et ce sont elles qui vivent le plus longtemps) de seulement 900 euros. C’est peu pour pouvoir acheter services et produits adaptés au troisième et au quatrième âge.

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