Prenez soin de vous. S’accorder un peu d’oisiveté, ça fait du bien

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Tous les jours, Edwige Coupez propose des clés et des conseils pour le bien-être au quotidien. Aujourd'hui, devenez paresseux.

Devenez paresseux. L'idée est intéressante. J'en veux pour preuve le succès du livre de Tom Hodgkinson. L'art d'être oisif dans un monde de dingue. Paru en 2004 au Royaume-Uni, publié dans 17 pays et lu par plus d'un million de lecteurs dans le monde. Il vient d'être traduit en français aux éditions Les Liens qui libèrent.

C'est un véritable manuel pratique de l'oisiveté. Il vante les mérites de la grasse matinée, de la sieste, du thé –forcément pour un anglais – mais aussi de l'art de la conversation, de la fête, des promenades ou encore des rêveries. Pour Tom Hodgkinson, la paresse a du bon, car elle permet d'être soi-même.

La Bible en fait un péché mortel, selon Tom Hodgkinson. Et depuis la révolution industrielle, le travail est considéré comme la réponse à tous les soucis individuels et sociaux. Idée qui révolte d'ailleurs Tom Hodgkinson, qui y voit l'un des mythes les plus pernicieux de la société moderne. Pour lui, l'oisiveté au contraire est bonne pour le corps et l'esprit. Elle permet de prendre du temps pour la vraie vie. Il vante d'ailleurs les 35 heures. Et trouve les Français plus doués que les Anglais dans l'art de l'oisiveté.

L'oisiveté n'est pas donnée à tout le monde

Il ne s'agit pas tant d'arrêter de travailler que de redonner au travail sa juste place. C'est à dire pas toute la place. Et Tom Hodgkinson rejoint en cela les frugalistes qui choisissent de baisser leur niveau de vie pour pouvoir moins travailler. Voire partir à la retraite de manière anticipée. Lui-même l'a testé pendant 13 ans en quittant Londres pour aller vivre dans une ferme et cultiver son propre potager. L'équation parait simple sur le papier : diminuez vos dépenses, pour réduire votre dépendance à l'argent et donc au travail. Et dégager du coup du temps pour des choses qui vous intéressent.

Tom Hodgkinson égrène les conseils, comme d'abandonner son smartphone, de flâner au gré de ses envies le temps du déjeuner et de se déplacer à vélo. Mais finalement, l'intérêt de ce livre n'est peut-être pas de suivre ces conseils à la lettre. Plutôt de s'interroger sur la place que l'on accorde aux simples plaisirs de la vie. 

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