Prenez soin de vous. Mangez des oméga-3

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Tous les jours, Edwige Coupez propose des clés et des conseils pour le bien-être au quotidien. Aujourd'hui, manger des oméga-3 et des oméga-6.

Et maintenant on mange quoi ? Question à la une du dernier numéro du magazine du Monde Sens et Santé. Tous les jeudis, en partenariat avec France Info, vous cherchons comment remettre du sens dans nos assiettes.

Nous sommes de plus en plus nombreux aujourd'hui à souffrir d'inflammation chronique. Cet état d'alerte permanent du système immunitaire épuise l'organisme et favorise nombre de maladies : arthrose, obésité, diabète, problèmes cardiaques, Alzheimer, allergies, cancer, asthme ou encore dépression. Depuis plusieurs décennies, les scientifiques ont fait le lien entre ce processus inflammatoire et le rôle des oméga-6 et des oméga-3. Cela a même valu un prix Nobel de médecine à un chercheur suédois en 1982. Les oméga-6 et les oméga-3 sont des acides gras essentiels, que l'organisme ne peut pas fabriquer et qu'il doit donc puiser dans l'alimentation. Les oméga-6 ont une action inflammatoire. C'est utile sur un temps court pour que le corps se défende en cas de blessure ou de virus, mais délétère à long terme. Les oméga-3 eux ont un effet inverse. Ce sont de puissants anti-inflammatoires naturels. L'équilibre entre les deux est dont indispensable à notre bonne santé. Le rapport recommandé est de quatre oméga-6 pour un oméga-3.

Savoir si on est en déséquilibre entre oméga-3 et oméga-6

Mais cet équilibre a explosé entre 1960 et les années 2000, jusqu'à 22 pour un,à cause de l'élevage industriel, les animaux n'étant plus nourris avec de l'herbe, mais du maïs et du soja, très riches en oméga-6. Les produits animaux représentant la base la plus importante de l'alimentation occidentale, nous nous sommes mis à manger beaucoup trop d'oméga-6 et pas assez d'oméga-3. 

Pour savoir si vous êtes en déséquilibre, une simple prise de sang suffit pour connaître son rapport oméga-6 / oméga-3, mais cet examen n'est pas remboursé par la Sécurité sociale.

Il est donc urgent de changer notre alimentation mais aussi celle des animaux

C'est le combat de Pierre Weill, ingénieur agronome, expert pour Sens et Santé et fondateur de l'association Bleu, blanc, coeur. On trouve ce label sur les oeufs, la viande, le lait, les fromages. Il garantit que les animaux ont mangé de l'herbe, du lupin ou des graines de lin, riches en oméga-3, et non du maïs et du soja. Pierre Weil espère que ce label deviendra un jour la norme. Aujourd'hui, les industriels n'ont même pas l'obligation d'indiquer sur l'emballage le rapport oméga-6 / oméga-3. Il est donc fortement conseillé de réduire les produits animaux issus de l'élevage industriel, ainsi que les autres aliments riches en oméga-6, comme les huiles de tournesol, de palme, d'arachide ou de soja. 

On choisit plutôt des mélanges huile d'olive / huile de colza, l'huile de chanvre ou l'huile de cameline, toutes riches en oméga-3. C'est le cas aussi des noix et des amandes, des graines de lin et de chia, des légumes verts et des petits poissons gras comme les sardines, les anchois et les maquereaux, des fruits de mer, sans oublier les oeufs et les viandes d'animaux de pâturage.

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