Planète Géo. Menhirs d'Asie centrale

--'--
--'--
Copié dans le presse-papier !

Direction la Mongolie, où les archéologues ont fait une découverte étonnante : des centaines de pierres gravées, datant de l'âge de bronze, se dressant dans la steppe. Elles sont l'oeuvre des premières tribus nomades.

Des pierres à cerf

Tels des guetteurs figés dans la steppe, se dressent des centaines de monolithes : hauts de trois à quatre mètres, des blocs de granit, ils sont couverts de gravures représentant des animaux stylisés, des cerfs bondissant vers le ciel.

Des oeuvres très élaborées, des gravures répétées au millimètre près.
Des oeuvres très élaborées, des gravures répétées au millimètre près. (Géo Julien Faure)

Près de nécropoles

"Les archéologues russes ont commencé à étudier ces stèles au XIXe siècle puis à partir des années 1960 : ils essayent de comprendre leur signification", explique Nicolas Ancellin du magazine Géo.

Sur le site de Tsatsyn Ereg, on dénombre près de 500 tombes.
Sur le site de Tsatsyn Ereg, on dénombre près de 500 tombes. (Géo Julien FAURE)

Des pratiques animistes

 "Les codes graphiques sont immuables, les dessins presque semblables, réalisés au millimètre près, des corps sublimés pour en faire des êtres presque surnaturels (tête et pattes allongées) qui s’envolent vers le ciel."

Et ces pierres aux dessins très stylisés sont disposées à côté de nécropoles, notamment à Tsatsyn Ereg : "Sur 1800 hectares, on a répertorié 560 tombes." 

"Les populations dites pré-scythes étaient des nomades à cheval, avec des pratiques animistes : ils vivaient en étroite relation avec les esprits de la nature, à commencer par les cerfs qui devaient les impressionner : les cerfs étaient sacrés".
La conclusion, c’est que les cerfs étaient là pour prendre soin des âmes des défunts, jouer les intermédiaires entre le monde des vivants et celui des esprits.

Vous êtes à nouveau en ligne