Afrique, afflux des étudiants

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En Afrique subsaharienne, les campus se multiplient et les universités rivalisent de projets: près de cinq millions d'étudiants sont inscrits en fac, c'est dix fois plus qu'il y a 30 ans.

Pourquoi une telle affluence dans les universités africaines?

En raison de la poussée démographique mais
aussi parce que les Etats, depuis une quinzaine d'années et plus, consacrent
énormément de moyens à l'enseignement primaire et secondaire. Du coup, le
nombre de bacheliers a explosé et beaucoup souhaitent poursuivre des études
supérieures.

 Dans le magazine Géo Fanny
Pigeaud explore cette Afrique estudiantine, à commencer par le Sénégal. Implantée à Dakar, l'université Cheikh Anta Diop est l'une des plus anciennes de l'Afrique de l'Ouest: sa faculté de médecine et son école de journalisme sont réputées.

Mais
c'est l'Afrique du sud qui fait figure de bon élève. Le pays compte une vingtaine d'universités; par exemple, celle
de l'état libre de Bloemfontain compte trente trois mille élèves qui viennent
d'une cinquantaine de pays.

Au Nigéria, l'université d'Ibadan inaugurée en 1948, dépendait de l'université de Londres avant d'acquérir son indépendance en 1962. Parmi ses élèves connus: Wole Soyinka, prix nobel de Littérature, et aussi l'écrivain Chinua Achebe, l'auteur de "Le monde s'effondre".

Contrairement aux autres pays du continent africain, en raison "d'une politique restreignante" de la part du gouvernement, les inscriptions sont en baisse depuis dix ans: elles sont passées de plus de 22 400 à 12 000.

Reste un problème de taille à régler: si le
nombre d'étudiants grimpe en flèche, celui des professeurs ne suit pas. Souvent
mal payés, beaucoup renoncent à rester au pays, c'est le cas à Madagascar où l'enseignant gagne 440 euros en fin de carrière.

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