Le jour où Souchon et Voulzy ont attendu le bassiste

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Dans "Petite Histoire de Festivals", Yann Bertrand vous raconte les anecdotes, les moments forts de ces petits et grands événements qui n'auront pas lieu cet été ou en tout cas, pas dans leur forme initiale… Lundi, direction le festival du Roi Arthur et le souvenir d'un avant-concert bien stressant pour Alain Souchon et Laurent Voulzy.

Il fait beau, ce vendredi 26 août 2016, à Bréal-sous-Montfort la Bretonne, petite ville de 6 000 habitants, beaucoup plus quand vient le temps du Festival du Roi Arthur. Pour lancer le festival, deux artistes populaires, deux amis, deux monstres sacrés de la chanson française lancés dans une tournée commune : Alain Souchon et Laurent Voulzy.

Mais la soirée s'annonce plus stressante que prévu. "Deux heures avant le concert, on apprend qu'un des musiciens du groupe est bloqué dans le train entre Paris et Rennes, se rappelle Adrien Gaillard, co-fondateur et directeur du festival. Donc ça commence à s'énerver autour de nous. Il faut absolument qu'on trouve quelque chose, sachant qu'il y a environ 10 kilomètres de bouchon tout autour de la commune, puisque l'on accueillait 25 000 personnes cette édition. Tout est bouché, impossible d'y aller en voiture."

Une moto pour sauver la soirée

Sur les talkies walkies, on commence légèrement à s’affoler… Quand la bonne idée surgit : "Il faut trouver une moto ! On a donc cherché un bénévole qui sait conduire une moto, deux casques et la moto évidemment. Je pense qu'il a dû prendre des risques inconsidérés sur le chemin, mais je ne veux même pas le savoir", explique-t-il.

À 21 heures, Olivier Brossard, le fameux bassiste, arrive en gare de Rennes. Habituellement, sans bouchons, il faut 20 minutes pour faire la route. "Le concert devait commencer à 21h20, il est arrivé à 21h19, raconte l'organisateur. Il enlève son casque, va dans l'arrière scène, se maquille rapidement, met son costume…"

Et tout le monde, à 21h20 pile, est entré sur scène ! Personne, dans le public, ne s'est douté que pendant deux heures on était en panique. Entre les appels à la SNCF, trouver une moto et un pilote parmi les bénévoles…

Adrien Gaillard

à franceinfo

L’histoire ne précise pas à quelle allure le motard a dû mener sa mission à bien. Peu importe, il a sauvé le concert in extremis, dans un festival où tout est minuté à l’extrême. Pour la petite histoire, les organisateurs ont eu très chaud ce soir-là. Face à l’enfer sur les rails, ils ont fait descendre les têtes d’affiche, Souchon, Voulzy mais aussi Joey Starr à Nantes en urgence. Affrétant des taxis, 250 euros le trajet quand même, pour rallier les terres du Roi Arthur.

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