Jean-Laurent Bonnafé (BNP Paribas) : "Dans 20 ans, nous serons toujours partenaires de Roland-Garros"

Olivier Delagarde et Julie Bloch-Lainé reçoivent Jean-Laurent Bonnafé, directeur général de BNP Paribas. Il leur répond sur le partenariat de 40 ans avec le tournoi de Roland-Garros, sur les nouvelles règles pour lutter contre les paradis fiscaux et l'ouverture de la banque en ligne "Hello Bank!".

BNP Paribas est la première banque française avec 2.200
agences en France, sept millions de clients particuliers et 600.000
entreprises. La banque représente aussi 190.000 collaborateurs dans le monde et
un bénéfice en hausse de 8% malgré la crise (6,5 milliards d'euros).

Partenaire depuis 40 ans du tournoi de Roland-Garros, cela représente
"une image de grande fidélité" s'explique Jean-Laurent Bonnafé, le
directeur général de la banque. "Roland-Garros et BNP Paribas ont grandi
ensemble",
ajoute celui qui se souvient de ses premiers pas à l'âge de 12
ans dans les allées du tournoi parisien.

"Dans 20 ans, nous serons toujours partenaires"

Jean-Laurent Bonnafé met en avant ce "partenariat
majeur"
avec la quinzaine du tennis qui représente "3 milliards de
téléspectateurs et un événement français au rayonnement international"
.
Sponsor officiel de Roland-Garros, le directeur général explique que "les
fondateurs ont commencé avec 300.000 francs"
alors que "nous parlons
aujourd'hui en millions d'euros"
.

Interrogé sur la lutte contre la fraude fiscale, il juge
qu'il s'agit "d'une très bonne idée. L'Europe et les Etats-Unis ont raison
de s'en prendre à ce phénomène".
Pourtant, sa banque était présentée comme
"un champion des paradis fiscaux" , est-il crédible sur ce domaine?
"La banque s'adapte. En matière de paradis fiscaux, BNP Paribas a cédé ou
arrêté ses activités dans ces pays. Il y a aussi une liste française avec des
pays considérés comme non-coopératifs. Nous sommes dans deux de ces pays pour
des activités commerciales pures. Et après, dans la vie de la banque, vous
pouvez commettre des erreurs."
clonclut-il en évoquant les problèmes à Monaco.

"A Monaco, il aurait fallu être plus vigilant".

Aujourd'hui, il dit ne plus être présent dans les paradis
fiscaux. "Nous sommes la première banque européenne à être sortie de cette
liste OCDE"
, confirme Jean-Laurent
Bonnafé. "Il faut qu'il y ait des règles qui couvrent l'ensemble de la
problématique. Maintenant, nous ne pouvons pas assurer que tous les clients
sont en ordre. Si les échanges d'informations se mettent en place, les Fiscs de
tous les pays vont s'échanger des informations."
Il répond aussi sur le
lancement de la banque en ligne de BNP Paribas dont "l'objectif est de
conquérir 1 million 400.000 clients"
.

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