On s'y emploie. Simon, bénévole à Handicap International : "Ça me permet d'être plus performant dans mon métier"

Tout l'été dans "On s'y emploie", des portraits de bénévoles. Ils ont un métier, une carrière, mais à côté, ils ont un engagement. Comment les deux vies se répondent ? Simon Garnès, à Lyon, partage son temps entre EDF et Handicap International.

Simon Garnès est acheteur chez EDF. Il achète du matériel électrique pour des centrales nucléaires en construction. A Flamanville, en Grande-Bretagne. Depuis sept ans. EDF est généreuse. L'entreprise lui octroie huit semaines de congés par an. ll en donne quatre à Handicap international. Au service achats.  Pour acheter... d'autres articles...

"Tout ce qui est fauteuils roulants, matériel pour faire des prothèses, mais également des équipements pour les démineurs, des choses très techniques, très liées au coeur de métier et des choses plus tertiaires que l'on pourra retrouver dans les achats de n'importe quelle structure".

Le service achat de Handicap international compte trois personnes

Celui d'EDF 800. Mais il y a beaucoup de points communs...

"Il y a des problématiques que j'ai connues chez EDF et qui se posent chez Handicap international, donc comme j'ai déjà réfléchi à une partie des réponses, je peux les amener."

Mais le cercle vertueux fonctionne aussi dans l'autre sens. Le temps passé chez Handicap international lui est aussi bénéfique chez EDF.

"Si tout va bien je vais passer vers des achats plus tertiaires et immobiliers côté EDF. J'aurais déjà vu une partie de ces problématiques chez Handicap international, ça va me servir".

Simon n'hésite pas à parler de son engagement à son employeur

"Je suis assez fier de faire ça donc je n'hésite pas à en parler et à chaque fois ça a été très bien accueilli parce que les gens savent que ça ne fera pas de tort à mon employeur, que je vais apprendre de nouvelles choses et que je serai plus performant dans mon métier donc c'est tout bénéf pour eux, et en plus c'est sur mes vacances donc ça ne leur coûte rien".

Pas frustré de voir ses collègues partir en vacances, Simon, qui est lui-même tétraplégique, n'a pas l'intention de s'arrêter là...

"Tant qu'ils n'en auront pas marre de moi chez Handicap international, ils continueront à me voir, l'équipe et très agréable et il n'y aucune raison de s'arrêter".

Simon Garnès oeuvre dans l'ombre, sans regret : ce qu'il veut, c'est rendre les achats plus performants... pour que plus d'argent arrive directement aux bénéficiaires.

Vous êtes à nouveau en ligne