On s'y emploie. Qui sont ces "générateurs de bienveillance" en entreprise ?

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Un livre met en évidence le rôle de ceux qu'on appelle des "toxic handlers", des personnes, dans les entreprises, qui aident spontanément les salariés en souffrance.

Ils aident à surmonter les crises. Ils savent écouter et aider leurs collègues. Ce sont les "générateurs de bienveillance en entreprise". On les appelle aussi "toxic handlers". Un livre se penche sur cette catégorie de salariés qui font du bien aux autres.

Géraldine Lemoine est sociologue, elle vient tout juste de publier chez Odile Jacob, ce livre consacré aux Toxic handlers, co-écrit avec Gilles Teneau, qui est un peu le découvreur de cette catégorie de salariés, méconnus mais essentiels.

franceinfo : Qu'est-ce qu'un "toxic handler" ?

Géraldine Lemoine : Si on traduit littéralement ce serait manipulateur de toxines. Nous avons préféré générateurs de bienveillance. C'est quelqu'un qui met dans l'organisation dans laquelle il travaille, de la confiance ; il crée du lien entre les personnes, il valorise l'écoute et l'empathie, il peut même donner du sens aux événements qui arrivent.

Il y en a trois types : le porteur de confiance, qui va instaurer de bonnes relations de confiance et qui n'ira pas plus loin ; le porteur de souffrance qui lui peut s'engager vis à vis de la souffrance d'autrui, quitte à en souffrir lui-même, et enfin le porteur de compassion qui ira jusqu'à développer des actions sans se mettre en danger.

Ils font tout ça de façon spontanée ?

Ils ont souvent traversé eux-mêmes une crise. Il ne s'agit pas pour eux de tirer de leur mission une gloire quelconque. Ils ne souhaitent pas un titre, c'est juste comme cela qu'ils fonctionnent.

Ce sont quels types de salariés ?

Ils sont partout, ce n'est pas un type de salarié en particulier.

Quel est leur moteur ?

S'engager dans l'action pour lutter contre la souffrance d'autrui.

Ils se sentent compris et aidés par leur direction ?

Certains de ceux que nous avons rencontrés étaient reconnus et identifiés par leur hiérarchie, mais d'autres pas du tout, et ils peuvent alors quitter l'entreprise.

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