Variations sur le sourire

Enfin les masques tombent ! Et ça n'a pas échappé à Olivia Leray.

Ce jeudi 17 juin matin, on est tous un peu pareil. Quand une histoire s'arrête sans regrets, d'un commun accord, même si nous ça fait des mois qu'on est d'accord, on fait le point souvent, on regarde, on cogite, on se projette, on se rappelle ce qu'on a manqué, pourquoi on s'est raté, on se souvient des fausses promesses aussi comme Olivier Véran qui nous disait en février 2020 que le masque ne servait à rien si on n'était pas malade.

Quand une histoire s'arrête, ça soulage. Alors, il y a toujours ceux qui diront que tout ça c'est trop tôt, le couvre-feu et les masques qui tombent dehors.... Mais toi, tu t'en fiches de ça, toi, t'es sûr que tu veux en finir pour revoir le sourire des gens. On se le dit tous ça : voir le sourire des gens dans la rue, (on a un peu oublié qu'une personne sur deux fait la gueule quand elle marche mais peut-être que ça aussi c'est derrière nous.) Parlons-en donc du sourire, parlons-en comme Raymond Devos en 1969 !

On peut ajouter aussi le sourire réflexe, sourire qui dit : ça y'est, le sourire qui dit enfin, le sourire qui dit qu'on s'est compris toi et moi quand on va se croiser dans la rue ce matin. Le sourire des sensations, des imprévus, des rendez-vous ; le sourire qui respire ; le sourire gêné parce qu'on a couru, qu'on a quand même raté le bus et que tout le monde nous regarde ; le sourire qui compatit ; le sourire qui a chaud, qui transpire ; qui dit que la journée a été horrible mais qu'avec cette musique-là dans les oreilles ça va un peu mieux ; le sourire qui ne ment pas ; qui ne trahit rien ; qui enjolive tout. Alors moi, ce matin, je vais marcher et, pardon, mais je vais vous regarder très fort. Comme au 45e jour quand un bébé commence à apprendre à utiliser ses muscles zygomatique, comme la première fois, c'est celui-là de sourire que je veux.

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