Premier souhait pour cette nouvelle année : du monde, beaucoup de monde en 2021

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Toute la semaine Olivia Leray nous présente des vœux bien particuliers. Lundi, Olivia voudrait bien revivre les grands moments de liesse populaire.

Ce matin je n'ai qu'une hâte, c'est qu'on se retrouve. Ça va être effrayant, bizarre, mais qu'est ce que j'ai hâte qu'on se retrouve. Il y aura beaucoup de pudeur au début, de réserve, de retenue. Peur, pudeur, à nouveau, comme au début, comme si je n'avais jamais existé, comme si je débarquais dans vos vies. Ce sera l'inconnu. Comme tu m'aimais avant, tu comptais sur les autres, ils étaient là, à la rescousse, tu aimais perdre ton moi, tu aimais même être noyé, tu aimais disparaître, au milieu de rien, à la base de tout.

Mais après, tu vas te souvenir. Tu vas te souvenir des dimanches fin d'après-midi de juillet, le maquillage sur les joues, les drapeaux. Toi, lui, eux, tous pareil, tous ensemble. Tu vas te souvenir comme ça fait du bien d'être collé, et de chanter, souvent faux, ensemble. Tu vas te souvenir comme ça fait du bien de se casser la voix pour des moments qui valent le coup. On est champion du monde. Tu vas te souvenir comme c'est bien d'être ensemble. Pour la musique, pour le sport, pour la vie, sans rendez-vous, à n'importe quelle occasion.

Comme c'est bien de ne faire qu'un, on a de la chance, tous pour un seul pronom personnel, c'est beau non ? D'aller là ou l'autre va, de rester tard, de s'aimer tôt. De dire quand on est pas d'accord, de crier quand on est unanime. La force, l'espoir, la rage, la joie, les larmes, tout ça on l'a vécu ensemble.

Ce matin je suis un, je suis toi, et tous les autres ensemble. Ce matin je suis la foule et je vous souhaite une bonne... Je vous souhaite tout court, je vous attends, j'ai hâte de vous revoir.

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