On ne pouvait pas le rater. Dur dur d'être éditorialiste politique

Quelques heures avant la démission du gouvernement de Jean-Paul Delevoye ce lundi, Christophe Barbier affirmait sur BFMTV que le haut-commissaire aux retraites n'était pas sur le départ. Il n'est pas le premier éditorialiste à se tromper. 

C'est dur d'être éditorialiste. Parce qu'il faut faire des prévisions tout le temps sur ce qui va se passer, quel score, qui se retire, qui va y aller, qui n'ira pas... Le problème c'est que n'est pas voyant qui veut. On en a encore eu l'exemple lundi 16 décembre 2019 avec la démission de Jean-Paul Delevoye de son poste de haut-commissaire chargé de la réforme des retraites. 

En effet, le matin même sur BFMTV, Christophe Barbier, interrogé sur le sujet, assurait que le départ de Jean-Paul Delevoye n'était pas imminent : "Il va quitter le gouvernement mais pas tout de suite, il a été sauvé", affirmait alors Christophe Barbier avant de retomber sur ses pattes le soir même sur le plateau de "C dans l'air" en pointant "l'échec d'un dispositif politique" qui, pour lui, a précipité le départ du gouvernement de Jean-Paul Delevoye. 

Ainsi va la vie des éditorialistes mais Christophe Barbier n'est pas le premier à se tromper. Ainsi, Laurent Neumann avait déclaré en 2016 sur RMC que François Hollande serait candidat à un second mandat présidentiel, précisant qu'il n'en avait "jamais douté". Renaud Dély avait, de son côté, prédit un score serré entre Marine Le Pen et Emmanuel Macron au soir du second tour de l'élection présidentielle de 2017. "Je pense qu'il sera en-dessous de 60%", pronostiquait Renaud Dély, quelques minutes avant de découvrir le score de 65,1 % du candidat Macron. 

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