Hommage à un président moderne

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Copié dans le presse-papier !

L'ancien président de la République Valéry Giscard d'Estaing est décédé mercredi à l'âge de 94 ans. Et ça n'a pas échappé à Olivia Leray.

D'entrée de jeu, a première vue, je n'aurais pas dit "moderne" au sujet de Valéry Giscard d'Estaing. Il y a certes la majorité a 18 ans, le divorce par consentement mutuel, ou encore l'IVG. J'ai toujours trouvé "stylé" ce Y a la fin de Valéry. Je trouvais ça classe. Mais moderne, je n'y étais pas. Peut-être parce que ma grand-mère disait souvent "qu'il nous enterrerait tous, Giscard". Nous avions fini par y croire.

Tout le monde parle de "moderne" ce jeudi matin, alors j'ai cherché, et j'ai trouvé du moderne en Valéry Giscard d'Estaing. D'abord, quand il explique son fameux au revoir sur le plateau de l'émission C à vous.

Une scène culte, sans faire exprès, ça c'est moderne. Un président moderne aussi parce qu'on peut se servir des phrases de Giscard pour draguer, à l'image de celle-ci :''Ceux qui n'ont pas construit les fondations ne peuvent construire qu'une maison de papier. Les murs de ma maison seront des murs de pierre". C'est une superbe phrase pour un premier rendez-vous, ça claque de dire : "Les murs de ma maison seront des murs de pierre" !

Moderne et précurseur

Moderne et proche du peuple, aussi sur des skis. Il skiait comme nous, tout droit, la preuve avec cette archive de l'INA"Pour les spécialistes, le président pratique un ski un peu trop raide, on lui reproche un manque de souplesse et une trop grande recherche de vitesse pure". 

Moderne Giscard, parce qu'il a quasiment inventé le CV vidéo lorsqu'en 1974 lorsqu'il se présentait face aux Français lors de sa campagne.

Tout y passe, le CV entier pendant 6 minutes 23. Il a été moderne, et même précurseur Valéry Giscard d'Estaing, dans ses vœux en 1975 : "Adieu 1974 et salut à toi 1975  !" Une formule qui ne vous rappelle pas quelqu'un ?

Enfin puisqu'on parle de modernité, je vous laisse avec ce petit bijou sonore moderne du producteur Dombrance, qui rend presque sexy Valéry Giscard d’Estaing.

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