Encore un matin sans "L'Équipe"

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Sixième jour de grève à "L'Équipe". L'absence du quotidien sportif se fait cruellement sentir dans les kiosques et les maisons de la presse. Ça n'a pas échappé à Olivia Leray.

D'habitude quand on attend avec impatience quelque chose on compte en "dodos", plus que quatre "dodos" avant de te voir, plus que six "dodos" avant de se retrouver. Mais là, on compte en matins. Encore un matin sans l'encre du sport qui colle au doigt, un matin avec un kiosque à trou, encore un matin sans le journal L'Équipe.

Ça fait six jours que les salariés sont en grève contre un plan social. Je ne rentre pas dans le conflit, je n'ai ni les tenants, ni les aboutissants ce matin, ce n'est pas mon rôle. Je voudrais juste dire qu'un journal vous manque et tout est dépeuplé.

"L'Équipe" et ses unes mythiques

Parce qu'on s’est déjà tous dit un jour cette une, celle-là, là, je vais l’encadrer.
"Pour l'éternité", "Laure Olympique", ou "Le coup de foudre" quand Usain Bolt nous en met plein les yeux pour la première fois. Après un grand moment de sport on s'est déjà tous imaginé la une de L'Équipe : "Moi, je mettrais ça" , "Moi, je parie qu’ils vont mettre ça"... Et on a déjà tous entendu un jour : "Tu me prends deux jeux à gratter et L’Équipe, s'il te plaît."

Les mots du lendemain

On a déjà tous frissonné en lisant les moments historiques avec les mots du lendemain, c'est ça L'Équipe, ce sont les mots du lendemain, les mots à froid qui réchauffent. L'Équipe c'est le journal que lit mon père et Dieu sait qu’il n’en lit pas beaucoup. Dieu seul sait comme il doit être triste cette semaine parce que parfois L’Équipe c’est aussi un prétexte :  ''Je sors, je vais chercher L’Équipe.''

L'Équipe, c'est un journal de chevet portatif. Alors, parfois on n'est pas d'accord, parfois on voudrait plus. Mais ce matin encore on est des milliers de coéquipiers orphelins avec un cri de guerre qui ressemble à ça :

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