Voiture connectée : un Big brother sur roues ?

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Et si votre voiture se transformait en mouchard de votre conduite ? La voiture connectée, c’est bien. Mais les données produites pourraient bien nous jouer des tours…

Vitesse, freinage, style de conduite, localisation GPS… Maintenant que la voiture devient un ordinateur sur roues bardé de capteurs, celle-ci produit énormément de données. Question : que deviennent ces données ? Le Figaro a récemment découvert, en épluchant un projet de loi sur la modernisation de la justice, que les policiers et les gendarmes pourraient avoir prochainement le droit de fouiller dans ces données contenues dans les ordinateurs de nos voitures. Par exemple, pour obtenir des informations sur les circonstances d’un accident.

Boîte noire

Cela se passerait comment exactement ? En se branchant sur la prise diagnostic du véhicule, qui sert aux garagistes pour les réparations. Plus la voiture est intelligente et plus cela devient une véritable boîte noire automobile. Si vous commettez une infraction, votre voiture pourrait vous dénoncer, même après coup. En plus, si le véhicule est connecté et communiquant, on peut imaginer que les informations soient transmises en temps réel à un centre de contrôle pour surveiller notre conduite au quotidien. Même plus besoin de radars ! Des informations qui pourraient aussi intéresser les compagnies d’assurances ou toutes sortes de sociétés spécialisées.

Charte de bonne… conduite

La question des données personnelles produites par les voitures de demain semble donc essentielle. Certes, il y aura aussi des bénéfices, par exemple, en matière de maintenance, de sécurité et aussi d’amélioration des véhicules et des infrastructures grâce au big data. N’empêche, à qui appartiennent ces données ? Comment les gérer ? La CNIL planche sur cette question et va proposer une charte d’utilisation responsable des données produites par les voitures. De son côté, la Fédération Internationale de l’Automobile a lancé une campagne intitulée « My Car My Data » pour sensibiliser les automobilistes à la question. Il est indispensable que tout cela se fasse dans la transparence et dans un  cadre juridique pour éviter que la voiture connectée ne se transforme en Big Brother ambulant.