Pas de bug sur Facebook mais des questions

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Ni faille ni bug. Il n'y a pas eu de problème technique sur Facebook lundi soir. Pourtant, un véritable vent de panique a soufflé sur Internet.

Pas de bug

Tout commence par un article sur le site du quotidien Métro
qui évoque des problèmes sur le réseau social faisant apparaître publiquement
des messages à caractère privé. L'information fait le tour du Web. Le phénomène
s'emballe. Notamment sur Twitter. Puis dans la presse. En pleine nuit, deux
ministres, Fleur Pellerin et Arnaud Montebourg, s'emparent même de la question
et demandent des explications à FB. Des utilisateurs préfèrent carrément fermer
leurs comptes Facebook.

Pourtant, d'un point de vue technique, il ne s'est rien passé.

Que s'est-il passé ?

En fait, Facebook a beaucoup évolué ces dernières années. Avant
2009, les utilisateurs se servaient souvent du fameux "mur" pour communiquer
s'envoyer des messages personnels. Ces messages étaient alors visibles par peu
de personnes mais ils n'avaient pas pour autant de caractère privé. Il ne s'agissait
pas de messages envoyés par la messagerie interne ou par le chat du réseau
social qui, eux, ont toujours été confidentiels.

Avec les années, Facebook a fait évoluer sa plateforme et les
messages de mur à mur ont été intégrés dans le journal (la timeline) qui existe
depuis 2011. Ces messages sont alors réapparus et sont devenus beaucoup plus
visibles.

Entendu par la CNIL

La CNIL a reçu hier les représentants de Facebook France. Dans
son communiqué, la CNIL admet que la généralisation de la Timeline a " participé
de la confusion des utilisateurs " et promet des " investigations
complémentaires ".

Ce que l'on peut sans doute reprocher à Facebook c'est d'avoir
fait remonter à la surface sans crier gare des messages qui, à l'époque, s'étaient
rapidement noyés dans les limbes du réseau social. Les messages devenus publics
en réalité l'étaient déjà " plus ou moins ".

Mauvaises raisons mais bonnes questions

Cela n'empêche pas de s'interroger sur le fonctionnement
toujours aussi complexe et opaque de Facebook ni sur l'importance pour les
utilisateurs d'être extrêmement vigilants avec les données personnelles qu'ils
confient à cet outil qui ne perd jamais la mémoire.

Si le vent de panique qui a soufflé sur Internet lundi soir était
techniquement injustifié, il aura sans doute eu le mérite de soulever de bonnes
interrogations.

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