Nouveau monde. Waze ne modifiera pas sa cartographie pour faire plaisir aux riverains

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En cette période de départs en vacances, on s'intéresse aujourd'hui à une application de navigation routière mondialement connue. Appréciée mais aussi parfois décriée.  

L’application Waze, qui permet d’éviter les bouchons, revendique 12,5 millions d’utilisateurs en France. Mais son succès est un problème pour les habitants de certains quartiers dont la quiétude est perturbée par l’afflux de véhicules empruntant des itinéraires de délestage.

franceinfo : Quelle est l’origine de Waze ?

Thomas Guignard, directeur général EMEA (Europe, Moyen-Orient, Afrique) de Waze : Waze a été créée à Tel-Aviv, en Israël, il y a 10 ans par une personne qui avait demandé l’autorisation d’ajouter l’information trafic sur le système de navigation GPS et qui n’a pas pu le faire. Frustré, il a décidé de créer une carte en libre accès, à laquelle chacun pourrait participer pour indiquer les informations sur les bouchons. En 2013, Waze a été rachetée par Google.

Y a-t-il toujours autant de participation au système collaboratif de Waze ?

Oui. Environ 10% des utilisateurs signalent des événements sur l’application (bouchons, travaux, contrôles de police, etc. NDR). Il y a aussi un petit nombre d’utilisateurs, peu nombreux mais dont l’action est très importante, qui entrent dans le logiciel pour maintenir à jour le tracé des routes.

Que répondez-vous aux personnes mécontentes de voir passer des flots de véhicules dans des endroits jadis peu fréquentés ?

Notre mission est d’optimiser le trafic dans un univers donné mais ce n’est pas nous qui faisons les règles de l’univers. On ne construit pas les routes et on ne décide pas des règles sur ces routes. Si une autorité compétente impose des restrictions, nous les appliquerons mais nous ne supprimerons pas de routes de notre cartographie.

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