Nouveau monde. Thalès plaide pour une intelligence artificielle "éthique"

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De plus en plus investi dans les technologies d’intelligence artificielle, le groupe industriel Thalès assure qu’il ne franchira pas certaines "lignes rouges.

Thalès a ouvert l’an dernier à Montréal, au Québec, un centre mondial de recherche en intelligence artificielle. L'entreprise y développe notamment des technologies de reconnaissance automatique des personnes et des objets. Le PDG du groupe Thalès, Patrice Caine, détaille sa philosophie en matière d'utilisation de l'IA.

Comment utilisez-vous l’intelligence artificielle chez Thalès ?

Patrice Caine : Nous utilisons l’IA dans tous nos métiers. Par exemple, nous avons développé un démonstrateur de métro autonome pour la ville de New York. Nous avons également des systèmes capables de compter le nombre de personnes dans une salle d’attente ou dans un train. Cela permet d’aller plus vite pour prendre les bonnes décisions en matière de sécurité. Nous utilisons également l’IA pour la cybersécurité.

Que faire face aux risques de dérives de l’IA ?

Patrice Caine : Il y a plusieurs réponses à cette question. D’abord, il faut que les États s’en saisissent pour fixer des règles sur l’usage des datas et des algorithmes. Et puis, les entreprises doivent également s’en préoccuper. C’est ce que nous faisons avec la mise au point d’une charte interne pour fixer des lignes rouges que nous ne franchirons pas.

Êtes-vous prêts à créer des systèmes de reconnaissance faciale ou des "robots tueurs" ?

Patrice Caine : En ce qui concerne les robots tueurs, il s’agit clairement d’une ligne rouge et nous n’irons pas sur ces terrains-là. Pour les systèmes de reconnaissance faciale, c’est plus complexe. Ils peuvent apporter beaucoup de choses, par exemple, en matière de lutte contre le terrorisme.

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