Nouveau monde. Payer avec son visage : la reconnaissance faciale est-elle la carte bancaire du futur ?

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Pour payer ou s’authentifier, la reconnaissance faciale va-t-elle envahir notre quotidien ?

Monter dans un avion, prendre le métro ou payer ses courses sans sortir sa pièce d’identité ni son porte-monnaie, juste en montrant son visage à une caméra. La reconnaissance faciale est-elle le sésame du futur ? C’est déjà une réalité en Chine, à Shanghai, où l’on peut payer dans certains supermarchés par reconnaissance faciale ou encore à Shenzhen où l’on peut prendre le métro de la même manière.

La reconnaissance faciale est-elle fiable ?

À Londres, le système (d’origine japonaise) utilisé pour identifier des malfaiteurs dans la foule présenterait un taux d’erreur d’environ 80%. Le manque de fiabilité tient notamment à l’apprentissage (deep learning). Selon une étude du MIT (Massachusetts Institute of Technology), la plupart des systèmes seraient bien plus efficaces (99 %) pour les hommes blancs que pour d’autres types de population (70% pour les femmes à peau noire), faute d’avoir été correctement entraînés.

Des réticences

En Europe, la reconnaissance faciale est interdite dans l’espace public, sauf dérogations de la CNIL (exemple : à Nice). C’est un procédé qui soulève beaucoup d’interrogations et se heurte à des réticences. Le plus important, c’est la question de la protection des données. Il ne faut pas que ces systèmes puissent être utilisés à mauvais escient ou piratés.

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