Nouveau monde. On a testé la maison intelligente de 2017

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Piloter son chauffage, ses lumières ou ses volets avec son smartphone, c’est de plus en plus facile grâce aux objets connectés pour la maison. Nous avons testé la domotique version 2017.

Aujourd’hui, il n’est plus nécessaire d’investir dans une solution domotique complexe et chère pour rendre son habitation "intelligente". Grâce aux objets connectés, on peut créer brique par brique, pour quelques centaines d’euros, une véritable "maison connectée".

Est-ce simple à installer ?

Nous avons commencé par installer différents capteurs : température et Co2 (Netatmo), mouvements (Fibaro, Philips), incendie (Nest) ainsi que des caméras sans fil (Netgear) et des ampoules électriques (Philips Hue) sans oublier des réveils connectés, analyseurs de sommeil et autre pèse-personne intelligents (Withings).

Peut-on tout connecter ?

Les choses se sont compliquées lorsque nous avons essayé de "rendre intelligents" des volets roulants électriques car, malheureusement, le QI d’un volet n’est pas très élevé et surtout ceux-ci ont se sont avérés trop anciens (datant d’avant 2010). En fait, les fabricants d’équipements traditionnels style volets ou chauffage découvrent à peine les technologies et s’y mettent lentement, en privilégiant des solutions fermées peu compatibles avec les grandes plateformes du monde de l’électronique.

Une box domotique

Pour aller plus loin, nous avons installé une "box domotique" (de la marque française Eedomus). C’est une sorte de cerveau numérique qui permet de regrouper plusieurs objets connectés et de créer des scénarios. Par exemple, on peut programmer l’allumage automatique des lumières et la fermeture des volets lorsque le soleil se couche ou encore simuler une présence lorsque l’on est absent. Ce type de solution, programmable via une interface Web, se révèle très puissant mais, avouons-le, pas à la portée du premier venu. En fait, utiliser une centrale domotique en 2017 nécessite à peu près le même niveau de compétences que ce que réclamait l’utilisation d’un ordinateur dans les années 80-90. La domotique commence souvent par du gadget puis devient critique dès que l’on y intègre des équipements vitaux comme la lumière ou un système d’alarme.

Est-ce-que ça marche ?

Une fois tout installé et configuré, après plusieurs jours, tout fonctionne parfaitement bien. Il devient alors possible, par exemple, de connaître la température dans chaque pièce de la maison, de régler le chauffage à distance, de voir ce qui se passe grâce à des caméras et même d’allumer ou éteindre les lumières et de changer la couleur de l’éclairage. On peut aussi connaître en temps réel la consommation électrique de certains équipements. En allant plus loin grâce à un portier et une serrure connectés, on pourrait voir à distance qui sonne à la porte et décider - ou pas - de lui ouvrir.

Interopérabilité

Pour faire fonctionner tout cela, il ne faut pas avoir peur de mettre les mains dans le cambouis. D’abord, nous avons dû brancher trois ou quatre box supplémentaires sur la connexion Internet. Ensuite, il faut utiliser pas moins d’une dizaine d’applications mobiles ! Tous ces produits ne parlent pas tous le même langage. Dans le futur, il va donc falloir que les fabricants se penchent sérieusement sur la question de l’interopérabilité des objets connectés.

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