Nouveau monde. L’homme réparé du futur : ces technologies au service des malades

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Tout l’été, on explore le futur dans "Nouveau monde". Un futur dans lequel il sera possible de se faire réparer, comme une machine.

Dans le futur, les personnes privées d’une main, d’un bras ou d’une jambe pourront les remplacer par des prothèses intelligentes aussi facilement que l’on se fait faire une paire de lunettes. En vingt ans, les prothèses médicales ont fait des progrès phénoménaux. On est passé des prothèses mécaniques aux prothèses bioniques, réellement en symbiose avec le corps. Grâce à des mini-moteurs électriques, des capteurs de vitesse ou de charge, des microprocesseurs et des algorithmes d’apprentissage des mouvements humains sans oublier des électrodes connectées directement sur les nerfs, les jambes et les avant-bras robotiques permettent de réaliser des prouesses.

Des genoux bioniques permettent de monter les escaliers avec une démarche quasi normale. Des prothèses oculaires et auditives permettront demain de redonner la vue et l’audition aux aveugles et aux sourds.

"L’homme qui valait trois milliards" ne sera bientôt plus de la science-fiction

Dans le futur, on pourra aussi se faire greffer un organe interne, tel qu’un cœur ou un foie ; non pas une simple prothèse mécanique mais un organe vivant imprimé en 3D grâce à des cellules souches. Cependant, tout cela ne manquera pas poser des questions éthiques. Certains voudront utiliser ces technologies pour améliorer leurs performances. Comment fixer la frontière entre l’homme réparé et l’homme augmenté ? C’est la promesse du transhumanisme. Il n’y a qu’un pas entre l’exosquelette qui redonne la marche à un tétraplégique et un exosquelette qui transforme un soldat en surhomme capable de courir des heures sans se fatiguer et de porter trois fois son poids.

C’est déjà le cas avec les pilotes de chasse qui se font opérer des yeux pour améliorer leur acuité visuelle. Dans le futur, les sportifs dotés de prothèses seront sans doute bien plus performants que les autres. Idem pour les professionnels qui, par exemple, utiliseront des outils directement connectés à leurs cerveaux grâce à des implants cérébraux. Par exemple, un bras tournevis. Ceux qui n’auront pas accès à ces technologies, notamment pour des raisons financières, seront pénalisés. Toutes ces choses qui nous paraissent inacceptables aujourd’hui pourraient bien nous sembler tout à fait normales demain.

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