Nouveau monde. Les voitures autonomes ont la vision d’un monde parfait, et c’est un problème

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Tout l’été, dans "Nouveau Monde", on se projette dans le futur à la découverte des technologies, réalistes ou pas, qui nous attendent et qui vont changer nos vies. 

À quoi ressemblera la voiture autonome de 2030 ? 

Pour fonctionner, une voiture autonome utilise ses "yeux" (caméras pour détecter les obstacles, les feux de signalisation et les panneaux, lidars pour mesurer les distances entre les obstacles), ses "oreilles" (radars longue distance, sonar à ultrasons à courte distance) et son "cerveau" centraliser toutes les informations et décide quand il faut accélérer, freiner, changer de direction, etc.

La technologie est bien avancée chez tous les constructeurs (Google, Uber, PSA, Valeo) mais les véhicules autonomes doivent encore continuer à "apprendre à conduire". Pour cela, ils engrangent des kilomètres sur des tronçons de routes où ils sont autorisés. Le plus en avancé, c’est Waymo (Google) qui totalise 16 millions de kilomètres parcourus sans conducteur.

Écraser un piéton ou tomber dans un ravin ?

La difficulté pour l’IA (intelligence artificielle) est de pouvoir faire face à un maximum de situations variées. Les voitures autonomes ont la vision d’un monde parfait, où tout le monde respecte les règles, ce qui est évidemment très éloigné du monde réel. Conséquence : si quelqu’un grille un feu, par sécurité, elles s’arrêtent.
Les véhicules autonomes doivent aussi apprendre à trancher des décisions, parfois compliquées. Par exemple, face à une situation d’urgence, faut-il écraser un piéton ou tomber dans un ravin ?

La voiture autonome qui viendrait nous chercher chez nous sans chauffeur pour amener où on veut sans que l’on touche le volant, ce ne sera pas avant 2030-2050. Si jamais cela existe vraiment un jour.

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