Nouveau monde. Les médias peuvent-ils se passer de Facebook ?

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Facebook a décidé de faire le ménage dans son algorithme, ce qui devrait changer la façon dont s’affichent les contenus sur le réseau social avec des conséquences négatives pour les producteurs professionnels de contenus.

Après les sales histoires de fake news (fausses nouvelles) et d’addiction qui ont embarrassé Facebook en 2017, Mark Zuckerberg, le PDG, a pris une bonne résolution en début d’année : "réparer Facebook". Il a dit son intention de faire en sorte qu’il y ait moins de fausses nouvelles sur le réseau social.

Réforme du fil d’actu

La semaine dernière, Mark Zuckerberg est passé à l’action, en annonçant une réforme du fil d’actualité. Désormais, sur le réseau social, la priorité sera donnée aux contenus postés par nos vrais amis et parents, au détriment des contenus professionnels provenant des marques, des personnalités et des médias qui bénéficieront d’une moins grande visibilité. C’est comme si l’on cachait les Unes des journaux à la devanture des kiosques à journaux.

Les médias, victimes collatérales

Les médias utilisent beaucoup Facebook pour diffuser leurs articles ou leurs vidéos. Certains produisent même des contenus spécifiques pour la plateforme américaine et, en échange, Facebook partage les revenus publicitaires générés par ces contenus. Donc, si la visibilité diminue, les revenus risquent de baisser aussi. Plusieurs médias, en France et ailleurs, ne cachent pas leurs inquiétudes par rapport à ce changement des règles du jeu. Les médias peuvent-ils se passer de Facebook ? C’est la question qui va se poser dans les prochaines semaines.

Et les fakes news ?  

Les bonnes résolutions de Mark Zuckerberg ont-elles vraiment pour but de lutter contre les fake news ? En réalité, cela risque surtout de bénéficier à Facebook d’un point de vue commercial. En effet, les contenus personnels engendrent plus d’engagement – c'est-à-dire d’interactivité, de likes, de commentaires – et donc sont ceux qui enregistrent la meilleure performance publicitaire. A l’arrivée, rien ne dit que cela ne bénéficiera pas en réalité aux fake news qui sont des contenus suscitant eux-mêmes beaucoup d’engagement.    

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