Nouveau monde. Le secrétaire d’État au numérique annonce un cloud taillé pour l’administration

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Mounir Mahjoubi, le secrétaire d’État au numérique, a détaillé la stratégie des pouvoirs publics en matière de cloud informatique.

Le secrétaire d’État au numérique, Mounir Mahjoubi, a détaillé mardi 3 juillet la stratégie des pouvoirs publics en matière de cloud informatique.

Du cloud pour quoi faire ?

Le cloud est indispensable pour les entreprises comme pour les administrations. Cela sert à stocker et partager des données et des applications informatiques. C’est un élément indispensable de la fameuse transformation numérique de l’administration. Mais c’est plus facile à dire qu’à faire. Les administrations ne savent pas trop comment s’y prendre. Il y a beaucoup de flou. Il était donc urgent de préciser les choses.

Un cloud administratif à trois étages

Les annonces de Mounir Mahjoubi évoquent un cloud hybride à trois niveaux. D’abord, un "cloud interne", pour les données et applications sensibles des ministères. Ce sera le plus sécurisé. Il fonctionnera avec OpenStack, un ensemble de logiciel open source, entièrement contrôlable par les informaticiens de l’État. Ensuite, un  "cloud dédié", pour les données et applications de sensibilité moyenne, qui reposera sur des prestataires externes mais sous le contrôle de l'Anssi (Agence nationale de la sécurité des systèmes d’Information). Enfin, un "cloud externe", pour les données et applications peu sensibles.

La surprise, qui pourrait faire grincer des dents, c’est que les appels d’offres seront ouverts à tous, y compris à des entreprises étrangères comme Microsoft, Amazon ou IBM, y compris avec du stockage en dehors du territoire national, pourvu que les prestations répondent aux critères de sécurité énoncés par le gouvernement.

Un sujet sensible

La question du cloud est sensible car c’est là-dessus que va reposer l’infrastructure de la France et donc les critères de sécurité, de contrôle et de pérennité sont très importants. Pour le citoyen, cela signifiera : plus de services en ligne, des services plus performants et un fonctionnement de l’administration plus fluide. Du moins, en principe.  

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