Nouveau monde. Le jour où les robots paieront leurs impôts

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Les robots doivent-ils payer des impôts ? Cette question en apparence incongrue, alors que s’ouvre le débat sur le budget à l’Assemblée nationale, n’est pourtant pas aussi surréaliste qu’elle en a l’air.

En 2025, la discussion sur le budget de l’Etat fixera peut-être les barèmes d’imposition d’une catégorie particulière de contribuables : les robots. Selon une étude publiée au dernier sommet de Davos, la généralisation des robots risque de faire disparaître cinq millions d’emplois d’ici à 2020 (deux millions d’emplois créés mais sept millions supprimés soit cinq millions de différence nette). Qu’allons-nous faire alors s’il n’y a plus assez de travailleurs solvables pour payer les impôts ? Comment financer les services publics ? La santé ? La défense ? L’éducation ? etc.

Comment faire payer les robots ?

L’idée de faire payer les robots est dans l’air depuis quelques temps. Elle s’appuie sur un raisonnement logique. Si les travailleurs de demain sont des robots, alors ceux-ci doivent se comporter comme des humains et mettre la main au porte-monnaie. Il s’agit de mettre travailleurs humains et travailleurs numériques sur un pied d’égalité. Préparons-nous donc à voir des robots contribuables (et peut-être même des robots fraudeurs fiscaux).

Encore faudrait-il que les robots aient une personnalité juridique à part entière et touche un salaire. Qu’à cela ne tienne ! C’est ce que souhaite précisément le Parlement européen qui a fait une proposition en ce sens en juin dernier. Mais cela ne reviendrait-il pas à faire payer les entreprises qui emploient des robots et, du coup, celles-ci seraient doublement taxées ? Le journal suisse Le Temps s’est penché sur cette question et souligne un autre point : un robot n’est jamais malade et ne touche pas d’allocation chômage, donc il ne profitera pas de la solidarité nationale. Y aura-t-il alors des manifestations de robots refusant de payer leurs impôts ?

Enjeu de société

Tout cela peut sembler amusant mais, pourtant, c’est un véritable enjeu de société. D’une manière générale, tout ce qui touche à la robotique pose aujourd’hui des questions fondamentales pour notre avenir. Pourtant, on peut s’étonner de constater que ce thème soit, pour l’instant, totalement absent de la campagne présidentielle.

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