Nouveau monde. La vie de robot ne s’annonce pas de tout repos

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En France, La Poste inaugure les robots qui portent le courrier. Pendant ce temps, aux États-Unis, des humains en colère n'hésitent pas à s'en prendre aux automates-livreurs lâchés sur les trottoirs.   

La Poste teste dans quelques villes de France (Nantes, Tours, Rueil-Malmaison…) un robot qui porte le courrier. Loin de l’image du robot humanoïde à la 6PO de StarWars, il s’agit d’un gros container à roulettes qui circule tout seul. A l’aide de son radar, il se déplace tout seul sur le trottoir, comme une voiture autonome, en portant le courrier et les paquets (jusqu’à 150 kg). A l’aide d’une caméra, il suit le facteur comme un toutou en évitant les obstacles. Le facteur peut ainsi marcher mains dans les poches au lieu de s’abîmer le dos à porter des kilos de courrier.

Des robots accueillis à coups de pied

Mais malheureusement, les robots livreurs ne plaisent pas à tout le monde. Si, pour l’instant, personne ne s’en est pris au robot suiveur de La Poste, en revanche, aux États-Unis, la startup Starship Technologies, qui fabrique des petits robots roulants de livraison de repas, utilisés notamment à San Francisco, est en train de découvrir la méchanceté dont les humains peuvent faire preuve à l’égard des machines. Dans un entretien à Business Insider, rapporté par le site français Numerama, le PDG de Starship Technologies raconte que ses robots reçoivent parfois des coups de pied lorsqu’ils circulent gentiment à côté des piétons sur le trottoir. Pour l’instant, ces incidents seraient minoritaires, mais n’empêche. Cela augure mal de l’avenir quand on sait qu’une dizaine de robots de livraison sont en passe d’être commercialisés.

Neo-luddisme ?

On ne sait pas si ces actions relèvent du vandalisme ou de la peur du robot en tant que voleur du travail des hommes. On ne peut s’empêcher de penser aux luddites, ces ouvriers du textile qui détruisaient les métiers à tisser au XVIIIe siècle. Si l’on rapproche cela du sort que subissent tous les équipements en libre-service (vélib, autolib, etc.) qui sont régulièrement vandalisés, on se dit que la vie des robots risque d’être assez compliquée dans le futur. Petite lueur d’espoir quand même : des études ont montré que la majorité des humains éprouvent de l’empathie à l’égard des robots et n’acceptent pas qu’on les maltraite.    

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