Nouveau monde. La reconnaissance faciale, une technologie de plus en plus performante

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La ville de Nice va utiliser un système de reconnaissance faciale sur la voie publique à l’occasion du Carnaval. Cette expérimentation, encadrée par la Cnil, fait appel aux toutes dernières avancées technologiques en la matière.

La reconnaissance faciale utilisée pour la première fois sur la voie publique à Nice pour le Carnaval. Un test encadré par la Cnil, la Commission nationale de l'informatique et des libertés.

La reconnaissance faciale existe de manière théorique depuis les années 70. Elle est devenue très performante aujourd’hui grâce à la puissance des ordinateurs et à l’intelligence artificielle. Les systèmes les plus performants font de la reconnaissance faciale en 3D, c'est-à-dire en analysant les formes du visage, et ne peuvent donc pas être trompés par une simple photo. Grâce à l’IA, les systèmes actuels sont capables d’identifier des gens de profil, la tête penchée, vieillis, etc. Des chercheurs britanniques travaillent même sur la reconnaissance de visages à travers des cagoules grâce à l’analyse des formes.

En France, accord préalable obligatoire

En France, la reconnaissance faciale ne peut pas être utilisée sur la voie publique sans le consentement des personnes. En revanche, des dispositifs sont déjà en service dans les aéroports (Parafe, Air France…) ou, bientôt, pour le franchissement du tunnel sous la Manche, etc. Il faut distinguer les deux utilisations possibles : l’authentification (aéroport, déverrouillage de smartphone) et l’identification (police). L’an dernier, la chanteuse Taylor Swift avait utilisé un système de reconnaissance faciale à l’entrée d’un de ses concerts à Los Angeles pour tenter d’identifier des personnes qui la harcelaient. En Chine, certaines écoles s’en servent aujourd’hui pour faire l’appel : les enfants sont automatiquement identifiés à leur entrée en classe.

Faux positifs

Si la technologie de reconnaissance faciale est de plus en plus performante, il y a cependant des risques de "faux positifs". Certains systèmes reconnaissent moins bien les femmes que les hommes, moins bien les personnes à peu sombre que les personnes à peau claire. Cela tient notamment aux échantillons de population à partir desquels ils ont été "entraînés". Parfois, c’est la compréhension de la scène qui ne fonctionne pas bien. En Chine, l’an dernier, une célèbre chef d’entreprise avait été sanctionnée pour avoir traversé la rue en dehors des clous car le système avait confondu avec une photo d’elle sur une publicité sur un abribus.

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