Nouveau monde. "Il faut former les professionnels à l’IA en entreprise"

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La startup française Dataiku plaide pour une adoption des solutions d'intelligence artificielle par les entreprises. Elle vient de rejoindre le club très fermé des "licornes françaises", aux côtés de Blablacar, Doctolib ou encore Sigfox.

Depuis quelques jours, la France compte une nouvelle "licorne", c'est-à-dire une startup valorisée à plus d’1 milliard de dollars : Dataiku. Alphabet, maison-mère de Google, vient en effet d’acquérir une partie du capital de cette entreprise spécialisée dans les solutions d’intelligence artificielle pour les entreprises.

franceinfo : À quoi servent les logiciels d’intelligence artificielle de Dataiku ?

Florian Douetteau, fondateur et PDG : nous couvrons à peu près tous les domaines d’activité : finances, marketing, industrie ou encore nouvelles technologies. Notre intelligence artificielle sert, par exemple, à prédire des pannes sur des moteurs ou à comprendre l’efficacité d’un budget marketing, à partir de l’analyse de données massives.

L’IA a souvent une image assez hollywoodienne…

La réalité d’aujourd’hui n’a pas grand-chose à voir avec la série Black Mirror. Pour l’instant, l’IA est surtout une question de transition économique. Avant, certains métiers consistaient à traiter des données sur un tableur. Demain, il s’agira de croiser de très gros fichiers pour faire des prévisions beaucoup plus précises. L’enjeu est d’accompagner la transition et de former les professionnels à cette innovation.

La surexploitation des données ne présente-t-elle pas un risque pour la vie privée ?

Il faut que les États régulent et disent ce qu’il est permis ou pas de faire. Lorsque des règles existent, les entreprises les suivent et appliquent les lois, comme on l’a vu avec le RGPD (règlement général sur la protection des données). L’IA, dans le futur, va dépendre de la responsabilité des acteurs amenés à utiliser ces outils.

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