Nouveau monde. Facebook a-t-il vraiment l’intention de nous espionner à la maison ?

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Le réseau social aurait déposé un brevet pour une technologie permettant d’activer le micro des smartphones à travers un signal secret diffusé via la télévision. Il n’en faut pas plus pour alimenter tous les fantasmes. Sauf que…     

Facebook aurait déposé un brevet pour une technologie permettant d’activer secrètement le micro de votre téléphone mobile pour écouter ce qui se passe chez vous en envoyant un signal sonore inaudible par la télévision. Le but ? Analyser vos réactions après la diffusion de publicités. Révélée par le quotidien britannique Métro UK, cette information a semé un vent de panique et d’indignation dans la presse américaine et européenne. Sauf que… ce n’est pas aussi simple. Le site spécialisé américain The Verge n’est pas d’accord et estime que c’est une mauvaise interprétation du brevet déposé par Facebook.

Comme Shazam ou Amazon Echo

Il faut savoir lire un brevet, explique The Verge. Dans le cas présent, les mots  "téléphone" et  "micro" n’apparaissent pas dans ce que l’on appelle les  "revendications" mais figurent seulement dans les schémas d’illustration. Le système présenté porte bien sur un système de reconnaissance d’empreinte audio, comme l’application Shazam (qui reconnaît les chansons diffusées à la radio), mais le reste (activation du micro, écoute des conversations) ne sont que des extrapolations. Une telle technologie existe aussi déjà dans le système Alexa d’Amazon, qui reconnaît les publicités télé contenant la formule magique "Alexa" afin de ne pas se déclencher inopinément.

Brevets à tour de bras

Les entreprises technologiques déposent des brevets à tour de bras. En aucun cas, cela ne signifie qu’elles ont vraiment l’intention de développer telle ou telle technologie. Comme l’explique The Verge, le but est surtout de bloquer les concurrents qui auraient les mêmes idées. En outre, même si cela n’a pas forcément grande valeur, Facebook a officiellement démenti un tel projet.

Fantasme

Dans le contexte actuel, cette histoire de micro fait peur. Déjà, il y a cette rumeur selon laquelle Facebook espionnerait les conversations pour ensuite afficher de la publicité ciblée (une fausse information, jusqu’à preuve du contraire). Ensuite, il y a l’arrivée des assistants vocaux qui soulève un tas de questions – légitimes – sur les risques de surveillance mais alimente aussi, malheureusement, les craintes les plus délirantes. En fait, aujourd’hui, dès qu’on prononce le mot  "micro", on déclenche la panique. Pas facile de faire la part des choses entre fantasme et réalité.    

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