Nouveau monde. En 2030, Facebook sera (peut-être) devenu un État

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Les réseaux sociaux comptent aujourd’hui près de 3,5 milliards d’utilisateurs. À quoi ressembleront-ils dans le futur ? Chronique fiction.

Nous sommes en 2030. Facebook compte cinq milliards d’abonnés, soit plus de la moitié de la population mondiale. En 2030, il y a Internet partout dans le monde, y compris en Inde et en Afrique, grâce à la 6G et aux ballons stratosphériques.
Pour discuter avec des amis, on chausse un masque de réalité virtuelle ou de réalité augmentée, pas plus gros qu’une paire de lunettes de soleil, et on se retrouve dans des salons virtuels en 3D.
En fait, on peut même y être sans y être. En effet, si l’on veut, on laisse son assistant intelligent évoluer à notre place, poster des photos et participer à des discussions, comme si c’était nous. D’ailleurs, les réseaux sont peuplés à moitié par des humains et à moitié par des robots. On peut confier des missions à ces robots. Par exemple, on peut leur demander :  "Arrange-moi le coup avec la jolie fille que j’ai vue ce matin dans le bus", et l’assistant va se débrouiller pour caler un rendez-vous (si la jeune fille est d’accord).


En 2030, Facebook est devenu un État reconnu par les Nations-Unis. Le plus grand Etat du monde. Après avoir lancé sa monnaie en 2020, un passeport a été créé en 2025. Il y a des tribunaux pour régler les litiges et il y a même une armée, une cyber-armée, qui protège les cyber-habitants. Le président de la république de Facebook est une intelligence artificielle, qui mêle les aspirations des cyber-citoyens et les grands principes humanistes définis par l’ONU.

Les problèmes de haine ont disparu

Plus exactement, comme dans le monde réel, ils sont marginalisés. Les messages haineux sont systématiquement couverts par des messages positifs publiés par des robots. Les trolls sont banalisés et plus personne n’y fait plus attention. S’il y a des gros fauteurs de troubles, ceux-ci sont repérés par les algorithmes d’intelligence artificielle de la cyber police et ils sont éjectés. Ils perdent leur permis de se connecter, temporairement ou définitivement. Comme les États ne sont pas parvenus à régler ces problèmes, ce sont les plateformes qui s’en chargent.
En fait, la plupart des réseaux sociaux sont devenus des espaces privatifs, comme des groupes WhatsApp, qui rassemblent des petits nombres de personnes par affinités. Il n’y a plus d’exploitation des données personnelles car les réseaux sont payants, ce qui permet de financer le système. Pour ceux qui n’ont pas les moyens, il reste encore quelques réseaux gratuits où tout le monde se mélange.


Voilà à quoi pourraient ressembler les réseaux sociaux dans le futur… à moins que les réseaux sociaux n’intéressent plus personne en 2030 et que Facebook n'ait mis la clé sous la porte.

 

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