Nouveau monde. Covid-19 et big data : comment la société controversée Palantir aidera à la vaccination

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Comment organiser la distribution le jour où un vaccin contre la Covid-19 sera disponible ? Aux Etats-Unis, on mise sur le big data.

Cela pourrait bien être la plus grande campagne de vaccination de tous les temps. Si un vaccin contre la Covid-19 est disponible un jour, sachant qu’il sera impossible de vacciner tout le monde en même temps, il faudra définir des priorités. C’est là que les algorithmes et le big data entrent en jeu.

Le gouvernement fédéral américain a prévu de se faire aider par la société Palantir, spécialiste du traitement des données à grande échelle. Le solution utilisée, baptisée Tiberius, analysera les informations démographiques, économiques et sanitaires, pour aider les autorités locales à savoir qui vacciner en priorité. Il est prévu de cibler d’abord les zones où il y a une forte proportion de personnes vulnérables, de personnes âgées et aussi là où il y a le plus de professionnels de santé. Tibérius aidera à gérer les stocks de manière très précise et à planifier la quantité de vaccins à envoyer ici ou là. C’est le même outil que celui utilisé par le Programme alimentaire mondial des Nations unies pour distribuer de la nourriture là où elle est nécessaire.

Peur de la surveillance

Problème : Palantir sent le soufre. Cette société basée à Denver (Colorado), et cofondée par le milliardaire Peter Thiel, a développé des outils extrêmement sophistiqués, sans équivalent, permettant de croiser toutes sortes de données pour les analyser. Palantir travaille depuis longtemps avec le ministère de la Défense américain, qui a largement contribué à son développement. Elle s’est fait connaître en aidant l'armée américaine à retrouver Oussama Ben Laden. Elle a également développé un logiciel pour traquer les immigrants illégaux aux États-Unis. Les logiciels de Palantir intéressent beaucoup tous les services de renseignement du monde, y compris en France.

Mais Palantir compte des opposants, qui mettent en garde contre les dérives possibles en matière de surveillance. Faut-il confier des données de santé publiques à une telle entreprise ? Palantir se défend en précisant que son logiciel Tiberius n'aura pas accès aux informations de santé personnelles des malades. Palantir affirme qu’elle ne récupère pas elle-même des données mais qu’elle se contente de fournir à ses clients des solutions techniques d’analyse.

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