Nouveau monde. Comment les réseaux sociaux « alternatifs » bénéficient des phénomènes Trump et WhatsApp

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Ils s’appellent Signal, Parler ou Gab et ils rencontrent un succès inattendu car de nombreux utilisateurs recherchent des alternatives aux grands réseaux traditionnels.

C’est la conséquence d’un double phénomène. D’un côté, Donald Trump banni de Twitter, Facebook, YouTube, etc. De l’autre, WhatsApp qui annonce que les données des utilisateurs seront prochainement partagées avec sa maison-mère Facebook. Conséquence : des utilisateurs, par milliers, se ruent sur d’autres réseaux sociaux. Ces derniers ont pour noms Signal, Parler ou Gab.

En quelques jours, l’application Signal est ainsi devenue numéro 1 des téléchargements sur l’App Store et le Google Play Store, probablement prise d’assaut par des utilisateurs de WhatsApp effrayés à l’idée que l’ogre Facebook n’aspire toutes leurs données (numéros de téléphone, noms, contacts, etc.), à partir du 8 février prochain

Quant aux partisans de Donald Trump, ils se sont d’abord rués sur Parler, une plateforme connue pour être un refuge de l’utra-droite. Mais Amazon, qui hébergeait Parler, a décidé de couper ses serveurs et, du coup, les nouveaux arrivants se sont repliés sur un autre réseau pro-Trump, du nom de Gab. On pourrait aussi parler de l’application russe Telegram, qui aurait enregistré 25 millions de nouveaux utilisateurs en trois jours.

Vases communicants

Jusqu’où ira ce jeu de vases communicants ? On verra, dans quelques temps, si ces géants que l’on croyait indétrônables souffrent réellement de ces exodes.

Toutefois, les deux phénomènes sont bien distincts. En ce qui concerne l’affaire Trump, ses partisans les plus radicalisés sont aujourd’hui considérés comme une menace aux États-Unis et c’est un jeu du chat et de la souris qui a commencé. En ce qui concerne WhatsApp, la peur de certains utilisateurs semble révélatrice d’une prise de conscience par rapport à leurs données personnelles, que la direction du groupe Facebook n’avait peut-être pas mesurée.

D’ailleurs, aujourd’hui, la direction du groupe tente de rassurer, notamment les utilisateurs européens qui ne sont pas concernés par le partage de données grâce au RGPD, à utiliser WhatsApp pour dialoguer avec des entreprises (ex : sites marchands).

Enfin, d’autres acteurs pourraient également profiter de ce remue-ménage, comme les réseaux sociaux français Whaller, alternative à Facebook, ou encore Olvid ou Skred, deux applications identiques à WhatsApp, qui permettent de communiquer en toute confidentialité.

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